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(ABC Bourse) -
Le 1er dĂ©cembre, la justice dira si Carmat, pionniĂšre du cĆur artificiel en France, peut encore battre. Lâentreprise est sous respiration judiciaire depuis juillet.
Le compte à rebours est lancé pour
Carmat
. Le tribunal de commerce de Versailles rendra son verdict le 1er dĂ©cembre concernant le plan de sauvetage du seul fabricant français de cĆurs artificiels. En redressement judiciaire depuis juillet, lâentreprise attend de savoir si elle pourra poursuivre son activitĂ© sous une nouvelle structure. "A annoncĂ© Ă lâAgence France-Presse (AFP) Emmanuel Drai, avocat du candidat repreneur Pierre Bastid", Ă lâissue de lâaudience du 25 novembre.
Ă la tĂȘte de lâoffre : Pierre Bastid, homme dâaffaires dĂ©jĂ actionnaire Ă hauteur de 17 % de Carmat. Il propose, avec la holding SantĂ© Holding de la famille Ligresti, un plan mĂȘlant injection de capital et restructuration. En tout, 30 millions dâeuros seraient injectĂ©s dâici fin janvier. Ce montage prĂ©voit aussi une sortie de la Bourse, ainsi quâune rĂ©duction de la masse salariale dâun peu plus de 10 %. Lâobjectif : relancer lâactivitĂ© sous le nom de Carmat SAS, avec Bastid comme prĂ©sident.
Ce que prévoit le plan de reprise de Carmat
DĂšs dĂ©cembre, les deux candidats Ă la reprise comptent verser 5 millions dâeuros chacun, puis 10 millions supplĂ©mentaires en janvier. En parallĂšle, les dettes bancaires seront tout simplement annulĂ©es. Selon Bastid, elles sâĂ©lĂšvent Ă de lâordre de 60 millions dâeuros. En revanche, les dettes auprĂšs des fournisseurs seraient intĂ©gralement rĂ©glĂ©es.
Lâactuel directeur gĂ©nĂ©ral, StĂ©phane Piat, devrait rester en place. Sa reconduction reste conditionnelle, mais serait, selon Bastid, Ă priori actĂ©e dans la nouvelle structure.
Une cotation en Bourse jugée néfaste
Ce nâest pas la premiĂšre tentative de sauvetage de lâentreprise. LâĂ©tĂ© dernier, Pierre Bastid avait dĂ©jĂ tentĂ© de reprendre Carmat. Mais son offre avait Ă©tĂ© rejetĂ©e fin septembre, faute de financement sĂ©curisĂ©. Cette fois, les fonds semblent rĂ©unis. Le ton a dâailleurs changĂ©. "Ătre cotĂ©e, câĂ©tait la pire chose qui pouvait arriver Ă cette sociĂ©tĂ©", assume aujourdâhui Pierre Bastid, dĂ©terminĂ© Ă sortir lâentreprise du tumulte boursier.
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