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Les auto-écoles assurent être contraintes d'augmenter leurs tarifs, la faute à la flambée des carburants. Le syndicat les représentant réclame des mesures d'aides à l'État pour inciter les jeunes, réticents à s'inscrire à cause de prix déjà prohibitifs, à passer leur permis.
Les auto-écoles risquent d'être forcées
d'augmenter leurs tarifs
dans les mois qui viennent. En première ligne
face aux prix à la pompe qui s'envolent
, les 11.000 enseignes restent exclues des aides gouvernementales et voient leurs trésoreries mises à mal.
La facture "carburant" explose, avec des voitures dont le compteur affiche 45.000 à 60.000km parcourus chaque année, selon plusieurs gérants interrogés par l'AFP. Les frais d'approvisionnement en essence ont "augmenté de 30 à 40%" depuis le début de la crise, estime Vincent Rageul, gérant d'établissements à Rennes et président régional de l'École de conduite française (ECF).
10.000 euros de surcoût pour les auto-écoles
À l'auto-école rennaise Republik, cela signifie "10.000 euros de hausse du budget carburant sur les neuf derniers mois", selon le co-gérant, Morgan Poriel. Si l'écoconduite ou
un recours accru aux simulateurs
- dans la limite de dix heures - permettent d'économiser du carburant, la plupart des auto-écoles prévoient d'augmenter le prix du permis pour absorber les surcoûts.
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La faute à des marges très faibles, entre 2 et 4 euros sur un cours de conduite, que la hausse du carburant réduit encore, selon Lorenzo Lefebvre, président de la branche éducation et sécurité routière du syndicat Mobilians. "On est à l'os", résume-t-il.
"Il y aura fatalement une augmentation du coût de la formation", regrette-t-il, en s'inquiétant: "On est dans un piège, parce que si ça augmente, les jeunes vont moins venir", dans un contexte de pouvoir d'achat en berne.
La hausse à venir serait de l'ordre "de 150 à 200 euros sur un forfait de 1.600 euros actuellement", prévoit le président de l'ECF, Patrick Mirousse. Un mauvais signal envoyé
aux 36% de jeunes de 18-24 ans qui ne possèdent pas le permis de conduire
, principalement "pour des raisons de coût", d'après un baromètre Wimoov de septembre.
La solution de l'électrification
L'ECF réclame ainsi à l'État d'accorder "des aides ponctuelles aux écoles de conduite, avant de rentrer dans une démarche beaucoup plus pérenne de verdissement de la flotte" grâce à l'électrification pour s'affranchir des énergies fossiles.
L'école de conduite ADav, à Rennes, a choisi cette dernière option "pour moins dépendre du carburant". Quand il s'est installé il y a 18 mois, le gérant, Dave Abissoina, déjà inquiet de l'évolution des prix de l'essence, a fait poser une borne de recharge sur les murs de son auto-école pour alimenter une voiture électrique.
"Pour 320km d'autonomie, le plein d'électricité me revient entre 5 et 9 euros", contre "80 euros le plein" d'une voiture thermique pour 600km d'autonomie, se félicite-t-il.
Mais cette solution reste difficile à généraliser avec une demande de permis en boîte manuelle encore majoritaire et des difficultés d'installation pour les auto-écoles en centre-ville.
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