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Publicis aborde la publication du 13 octobre 2026 (chiffres du 3ème trimestre) avec des fondamentaux solides, mais une dynamique boursière moins convaincante. Autour de 97 euros, l’action a reperdu environ 7 % depuis son sommet à 104,85 euros, un mouvement en droite ligne de celui enregistré sur le CAC 40 mais avec néanmoins un peu moins d'amplitude. Le marché attend désormais de vérifier que les gains de budgets publicitaires continuent de soutenir la croissance malgré un environnement économique incertain.
Les résultats publiés en juillet ont placé la barre assez haut : croissance organique de 4,8 % au deuxième trimestre et marge opérationnelle ajustée de 17,5 % au premier semestre. Le groupe a relevé son objectif de croissance annuelle à 4,5–5 %, avec environ 2,2 milliards d’euros de trésorerie disponible attendus. Le contraste reste marqué avec WPP, dont le revenu net reculait encore de 2,8 % à périmètre comparable au deuxième trimestre. L’avance de Publicis dans les données et les services marketing intégrant l’IA constitue un avantage concurrentiel tangible.
L’actualité de septembre porte surtout sur le financement de LiveRamp : une émission obligataire de 500 millions d’euros, assortie d’un coupon de 4,125 %, prépare cette acquisition attendue d’ici décembre. L’opération doit renforcer les capacités de collaboration autour des données, mais son intégration sera déterminante. La prudence des entreprises continue parallèlement de peser sur les grands projets de transformation technologique.
Graphiquement, la sortie par le bas du canal ascendant construit depuis mars invite à tempérer l’optimisme, même si la zone de support des 92,9 euros a bien résisté aux assauts des vendeurs. On ne remarque aucune augmentation des volumes qui pourraient signifier des sorties un peu massives de l'action. Pour l'instant nous restons donc dans une consolidation modérée qui correspond également à l'ambiance générale des marchés. La valorisation n'est pas encore trop tendue et si la publication rassure dans quelques jours on peut envisager revenir sur les plus hauts annuels.
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