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Maud Bregeon reçoit ce mardi les distributeurs de carburants pour leur demander de répercuter à la pompe toute baisse des cours du pétrole "aussi vite que les hausses". Mais la ministre de l'Énergie prévient qu'il faudra encore patienter avant de voir les prix reculer.
Le gouvernement veut s'assurer que toute détente sur les marchés pétroliers se traduise rapidement à la pompe. Invitée des "4 Vérités" de Télématin, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie, a annoncé qu'elle allait recevoir les distributeurs de carburants ce mardi.
"Je reçois avec Serge Papin les distributeurs de carburant pour faire le point avec eux sur l'évolution et leur demander que les baisses soient répercutées aussi vite que les hausses l'ont été", a-t-elle déclaré.
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La ministre a toutefois appelé les automobilistes à la patience. Malgré les mesures prises ces derniers jours pour tenter de détendre les cours, notamment la décision du G7 de libérer jusqu'à 100 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés sur quatre mois, les tensions sur l'approvisionnement n'ont pas disparu.
"Il y a encore eu des accidents et des incidents ces dernières heures et ces derniers jours, notamment sur le pipeline saoudien qui permet une voie de contournement. Et la libération des stocks stratégiques n'est pas encore effective, il faut être un petit peu patient", a expliqué Maud Bregeon.
La ministre fait notamment référence à la nouvelle attaque
qui a touché ce dimanche une station de pompage
à Khurais, sur l’oléoduc Est-Ouest qui permet à l’Arabie saoudite de contourner le détroit d’Ormuz, déjà lourdement endommagé par des frappes de drones en septembre.
"Pas de boule cristal"
Impossible donc, selon elle, de donner pour l'instant une date précise pour une baisse des prix à la pompe.
"Je n'ai pas de boule de cristal, je ne sais pas vous dire à quelle échéance le prix du Brent et des carburants va baisser", a-t-elle reconnu. Mais "dès lors qu'il diminue, ça doit se voir rapidement" dans les stations-service, insiste la ministre.
Invité ce dimanche sur BFMTV,
Michel-Édouard Leclerc a assuré
de son côté que son enseigne répercuterait une éventuelle détente des cours: "Si l'opération du G7 [...] produit un effet, et dès que ça produira un effet, évidemment, on baissera les prix d'autant." Il reconnaît toutefois ne pas pouvoir dire quand cette baisse interviendrait, compte tenu notamment des incertitudes sur les volumes de brut transformés en gazole et sur le cours du dollar.
En attendant une éventuelle décrue à la pompe, Maud Bregeon a rappelé que les aides mises en place par le gouvernement pour soutenir les automobilistes les plus dépendants de leur véhicule restaient disponibles. L'aide de 100 euros destinée aux travailleurs "grands rouleurs" a notamment été prolongée et élargie pour la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2026.
La baisse reste pour l'instant peu visible à la pompe. Ce mardi 6 octobre, le gazole reste autour de 2,37 euros le litre en moyenne en France, contre 2,16 euros pour le SP95-E10 et 2,22 euros pour le SP95, selon les prix déclarés par les stations sur le site gouvernemental prix-carburants.gouv.fr.
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