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CAC 40: Léger reflux du spread
mardi 6 octobre 2026 à 08h30
(BFM Bourse) -Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant ànotre espace Privilèges.
La lourdeur l'a une nouvelle fois emporté à Paris lundi, où l'indice phare leCAC 40, a perdu 0,80% à 7 834 points, au plus bas depuis la fin du mois de mars, en plein doute budgétaire. Il convient toutefois de préciser quel'essentiel de cette baisse est le fait d'une seule valeur, prépondérante dans l'indice, à savoirSchneiderElectric, qui a frôlé les -10% sur la séance, le marché accueillant très froidementl'annonce du rachat, pour 22,6 milliards de dollars, du spécialiste des logiciels industriels PTC.
La Bourse de Paris souffre d'une certaine défiance vis-à-vis des actifs français alors que les rendements obligataires ont nettement plus progressé que les autres ces dernières semaines. Le fameux "spread", à savoir l'écart de taux à 10 ans entre France et la référence allemande, atteint désormais 138 points, en léger reflux.
"Avec une dette proche de 120 % du PIB, un déficit qui reste largement supérieur à 5 % et une croissance trop faible pour faciliter le redressement, le marché avait déjà pris acte de la situation économique. Mais le blocage parlementaire ajoute une difficulté supplémentaire. Les investisseurs cherchent à savoir si les engagements budgétaires pourront réellement être tenus. Sans majorité capable de porter une trajectoire durable, les promesses de réduction du déficit perdent de leur crédibilité", commente Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés pour etoro.
"ll faut toutefois distinguer le risque français de l’environnement international. Depuis début août, l’élargissement du spread avec l’Allemagne peut expliquer environ la moitié de la hausse du taux français à dix ans. Les tensions inflationnistes liées à la géopolitique pèsent également sur les marchés obligataires. Les investissements massifs dans les infrastructures d’intelligence artificielle peuvent aussi renforcer les besoins de capitaux. La France affronte donc ces pressions avec une fragilité budgétaire supplémentaire."
Lundi les opérateurs ont pu prendre connaissance du baromètre Sentix de confiance des investisseurs en ZoneEuro, en baisse à 2,4 points, sur fond de crise de la dette.
"L'indice composite de la zoneeuroa reculé de 2,4 points au mois d'octobre. Si l'évaluation de la situation actuelle demeure inchangée, les perspectives économiques ont chuté de 5 points. La zoneeuropeine à sortir de sa phase de faiblesse économique. Et cette fois, ce n'est pas principalement la faiblesse de l'économie allemande qui pèse sur la zoneeuro; l'attention se déplace plutôt vers l'économie française et, en particulier, vers la forte hausse des rendements des obligations d'État françaises. En l'espace d'un mois, les rendements des obligations à dix ans ont augmenté d'environ 70 points de base. L'écart de rendement entre les OAT et les Bunds s'est tellement creusé qu'il ravive le souvenir de la crise de la dette souveraine de 2011", peut-on lire dans le communiqué accompagnant les données brutes.
Côté valeurs,Schneider Electric(-10%) a concentré l'attention, comme vu en préambule. Dassault Systèmes s'adjuge 4,4% bénéficiant de l'annonce deSchneider Electric, car la cible, PTC, se situe sur le même créneau que le groupe français (les logiciels de suivi du cycle d'exploitation du produit).Air Liquidea gagné 0,35% après avoir livré ses objectifs à l'horizon 2030 et annoncé son premier programme de rachats d'actions. Dans le secteur du luxe,LVMH(+0,6%) a la préférence de Goldman Sachs , qui a repris son suivi à l'achat sur le titre tout en relançant également sa couverture avec un conseil à "vendre" sur Hermès (-1,04%). UBS a d'aileurs abaisse son conseil à "vendre" sur Hermès, également aujourd'hui. ID Logistics a progressé de près de 1%, soutenu par TP ICAP Midcap qui a estimé que la pression subie par le titre ces derniers mois offre une rare occasion de se positionner à des niveaux de valorisation raisonnables.
De l'autre côté de la cote, la tech a une nouvelle fois tracté la cote. Si le Dow Jones, riche en bancaires et industrielles, a grappillé 0,18%, le Nasdaq Composite a gagné 1,05% à 27 477 points. Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a progressé de 0,66% à 7 773 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin,
>Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des1,1210$.
>Le baril deWTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de89,60$.
>LesTreasuries10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des5,31%.
>Quant au VIX, il valait15,52à la dernière clôture du S&P500.
Al'agenda macroéconomiquece mardi, à suivre en priorité la balance commerciale américaine à 14h30.
L'indice phare tricolore a rompu la base, en toute fin du mois de septembre, d'une formation classique en triangle baissier, dans une libération d'énergie importante. Cette libération a connu confirmation dès la séance suivante, dans une volatilité et des volumes importants, donnant du sens au mouvement.
La moyenne mobile à 20 jours (en bleu foncé) constitue un niveau de résistance dynamique majeur.
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indiceCAC 40à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8118.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 7682.00 points relancerait la pression vendeuse.