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ArcelorMittal aborde le quatrième trimestre avec une dynamique boursière fragilisée, malgré le redressement de ses marges européennes. Après un sommet au-delà des 68 euros début septembre, l’action a nettement corrigé. L’amélioration opérationnelle se heurte désormais aux conséquences du conflit ukrainien.
Le 25 septembre, le sidérurgiste a annoncé ne plus pouvoir redémarrer son site de Kryvyi Rih dans des conditions sûres et durables, après plusieurs frappes de missiles. Une dépréciation d’environ un milliard de dollars est attendue. Sans décaissement immédiat, cette charge pèsera néanmoins sur les résultats publiés et rappelle l’exposition du groupe aux risques géopolitiques.
L’Europe offre un contrepoint plus favorable. Les nouvelles restrictions aux importations, entrées en vigueur le 1er juillet, renforcent les perspectives des producteurs locaux. Fin juillet, ArcelorMittal anticipait des livraisons européennes stables ou légèrement supérieures au troisième trimestre, contrairement au recul saisonnier habituel. L’EBITDA du deuxième trimestre avait atteint 2,06 milliards de dollars, en progression de près de 23 % sur trois mois. La publication du 5 novembre permettra de vérifier la poursuite de cette amélioration et ses effets sur la trésorerie, alors que la dette nette atteignait 9,5 milliards fin juin.
Techniquement, la rupture de la droite ascendante qui soutenait la tendance depuis de long mois, dégrade la configuration. Le titre teste actuellement la zone de support intermédiaire des 57,20 euros et hésite encore à partir franchement à la baisse. Compte tenu de la valorisation confortable de l'affaire qui se paye autour de 14 fois les bénéfices attendus, dans un secteur où les multiples de valorisation sont généralement plus conservateurs, nous préférerons rester à l'écart.
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