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Schneider Electric a annoncé l'acquisition de PTC, une société américaine qui fournit des logiciels pour les industriels, pour 22,6 milliards de dollars.
Schneider Electric a annoncé lundi l'acquisition du groupe américain PTC, finalisant la plus grosse acquisition de son histoire et renforçant son portfolio dans le secteur des logiciels, pour une somme d'environ 22,6 milliards de dollars (20,2 milliards d'euros). Fondée à Boston en 1985, PTC est spécialisée dans les logiciels à destination des industriels et anticipe un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars cette année. Le fabricant français d'équipements électriques précise dans un communiqué que le but de ce rachat est de créer "une plateforme de logiciels industriels et d’intelligence artificielle de premier plan".
"Nous pensons que nous sommes à un tournant de notre histoire, mais aussi de celle de notre secteur d'activité, où il est possible d'accélérer considérablement les avantages pour le client en fournissant un système numérique complet, de la conception à la construction, en passant par l'exploitation et la maintenance", a commenté Olivier Blum, directeur général de Schneider Electric, lundi matin lors d'une conférence téléphonique.
La finalisation de la transaction, évoquée par une source peu avant son annonce, est prévue d'ici au troisième trimestre 2027, au prix de 205 dollars (183 euros) par action. Elle valorise les capitaux propres de PTC à environ 22,6 milliards de dollars et une valeur d’entreprise de 23,7 milliards de dollars. Cette acquisition n'a toutefois pas convaincu les investisseurs du groupe français, et l'action Schneider Electric chutait de près de 8% à 279 euros vers 10h30, dans un marché quasi stable.
"L'acquisition de PTC représente une étape importante dans notre ambition de devenir le leader de la nouvelle ère de l'Intelligence Énergétique et Industrielle", a toutefois commenté Olivier Blum cité dans le communiqué. Schneider espère réaliser 250 millions d'euros de synergies de coûts annuels, reposant sur un plan d’exécution identifié et devant être atteint d’ici trois ans, ainsi qu'environ 800 millions d’euros de synergies de revenus. L'entreprise française avait annoncé en juin dernier la signature d'un accord pour acquérir Cognite pour 3,1 milliards de dollars.
Des revenus gonflés par la course à l'IA
Portée par la très forte demande énergétique des centres de données pour l'intelligence artificielle, l'action de Schneider Electric a grimpé de près de 30% cette année, portant sa capitalisation à 175 milliards d'euros, ce qui en fait désormais la troisième plus grosse entreprise française. Toutefois, l'entreprise a annoncé une
vaste réorganisation de ses sites industriels en France
pour "renforcer sa compétitivité", prévoyant la fermeture d'une usine dans la Vienne et le regroupement d'autres dans l'Eure, où est prévu un investissement de 150 millions d'euros.
En portefeuille : Legrand, Schneider et Vinci - 30/09
8:04
La fermeture du site de Chasseneuil-du-Poitou, qui emploie 145 personnes dans la Vienne, est programmée en mars 2028 et se traduira par un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). En Normandie, Schneider Electric prévoit de rassembler en un seul site situé à Évreux les activités de production et de recherche et développement (R&D) des sites voisins de Beaumont-le-Roger, où travaillent 287 personnes, Le Vaudreuil (294 employés), et Pacy-sur-Eure (166 employés). Le groupe veut investir plus de 150 millions d'euros dans la préfecture de l'Eure pour y installer un bâtiment de 40.000 m2.
Pour aller plus loin
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Fermeture d'une usine dans la Vienne, regroupement d'activités dans l'Eure... Le géant français Schneider Electric va réorganiser plusieurs de ses sites industriels en France
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