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"On ne consacre pas assez de moyens ni d'attention à la lutte contre les cyberattaques": le député Paul Midy déplore les incohérences du cadre juridique et fiscal pour l'industrie crypto en France

📅 01/10/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Industrie Finance Services de communication

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Dans une interview accordée au média Cryptoast, le député Paul Midy revient sur les incohérences du système français, de son cadre fiscal à juridique, qui nuisent aux détenteurs de cryptomonnaies. Après le député Pierre Person, qui avait joué un rôle majeur pour l'industrie crypto en permettant le développement de la loi Pacte en 2019, c'est au tour de Paul Midy de soutenir ce secteur. Fin juillet, le député du groupe Ensemble pour la République a déposé une proposition de loi "visant à adapter le cadre juridique et fiscal applicable aux crypto-actifs". "L'objectif est d'être le pays leader en Europe sur les crypto-actifs. On a été précurseurs au départ, avec un encadrement pas pour empêcher mais pour donner de la visibilité et de la clarté", a déclaré Paul Midy dans une interview accordée au média Cryptoast . Dans sa proposition, le député met l'accent sur ce qui pénalise l'industrie crypto française. D'une part, il pointe les incohérences du cadre en place : la réglementation européenne Mica (pour "Market in Crypto Assets"), qui a remplacé le régime national PSAN fin décembre 2024. Ce cadre "ne traite ni de la fiscalité des actifs numériques, ni de la protection des données personnelles des dirigeants, ni de certaines modalités de financement des entreprises, qui demeurent de la compétence des États membres", précise la proposition de loi. Les articles 1er et 2 entendent ainsi modifier le cadre fiscal applicable, notamment en prévoyant une imposition au moment de la cession de jetons de gouvernance ou encore la possibilité de reporter ses moins-values sur dix ans et non pas chaque année. L'autre point sensible mis en avant par le député concerne la multiplication des attaques à l'égard des détenteurs de cryptomonnaies en France, le pays d'Europe le plus violent en la matière . La France est le "principal épicentre" de ces attaques avec 33 attaques à la clé à molette sur 39 en Europe en 2026, selon une étude de Certik . Pour rappel, le terme "attaque à la clé à molette" fait référence à des attaques physiques d'individus pour obtenir leur mot de passe ou leur "clé privée" pour accéder à leurs cryptos en utilisant des instruments de torture (comme une clé à molette, une perceuse, une arme etc.). "Une exigence de sécurité publique" "Ces agressions visent des entrepreneurs, des investisseurs ou leurs proches et reposent notamment sur l’exploitation de données personnelles permettant d’identifier et de localiser leurs victimes. Le renforcement de la protection des données personnelles des dirigeants constitue ainsi une exigence de sécurité publique", souligne la proposition de loi. "L'état des lieux est clair : on ne consacre pas assez de moyens ni d'attention à la lutte contre les cyberattaques, dans les administrations comme dans les entreprises privées", regrette Paul Midy sur Cryptoast. Pour ce dernier, la cybersécurité doit être traitée comme un enjeu de défense nationale. "Il faut au moins atteindre le niveau de protection de base. Il devrait déjà être en place, et il ne l'est pas partout", indique ce dernier. Cette proposition a été envoyée à l'étude à la commission des finances de l'Assemble nationale. Sujets liés : Crypto Police-Justice Pauline Armandet Economie