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Plusieurs acteurs et organisations syndicales des énergies renouvelables déplorent une politique énergétique "insatisfaisante" marquée par des appels d'offres revus à la baisse et des investissements ralentis. Ils appellent à la mobilisation, ce mardi 29 septembre, à Paris et à Montpellier.
Les salariés de la filière des énergies renouvelables sont appelés à se mobiliser ce mardi 29 septembre face à la crise que traverse le secteur du fait de l'absence de politique énergétique "stable", qui se traduit par des suppressions de postes dans de nombreuses entreprises, selon les organisateurs.
"Nous refusons que les salariés soient la variable d'ajustement d'une politique énergétique instable", écrivent les syndicats et Comité sociaux et économiques (CSE) d'entreprises du secteur qui appellent à cette mobilisation.
"Nous dénonçons les revirements politiques du gouvernement en place, encouragés par de nombreux partis, ainsi que la politique énergétique guidée par les prix de marché, décorélés des coûts de production", ajoutent-ils dans un texte publié sur LinkedIn. Cela fait écho à plusieurs virages dans le secteur des ENR, notamment pour la filière solaire,
à travers la révision de l'arrêté tarifaire "S21"
en juin 2026. Ce qui, selon la filière, rend obsolète le modèle de revente de surplus d'électricité produite sur les toitures de bâtiments.
"Plus d'une dizaine de milliers d'emplois supprimés en 2025"
Des rassemblements sont prévus mardi à midi à Paris devant la Cité des Sciences et de l'Industrie où se tiendra le colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER) et à 11h00 à Montpellier, devant la préfecture.
Après une première mobilisation en février, les organisateurs affirment que cette instabilité se traduit par "des appels d'offres revus à la baisse, des investissements ralentis et une casse sociale qui s'accélère avec déjà plus d'une dizaine de milliers d'emplois directs et indirects supprimés depuis 2025".
"Les annonces inquiétantes continuent de se succéder: plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), ruptures conventionnelles collectives, licenciements, suppressions de postes, gels des embauches et départs non remplacés", dénoncent-ils.
Selon eux, la feuille de route énergétique de la France (Programmation Pluriannuelle de l'Energie, PPE), publiée en février dernier, "manque d'ambition" et "reste tout à fait insatisfaisante" alors même que la transition énergétique est érigée en priorité par le gouvernement. Parmi les signataires de l'appel figurent les CSE d'entreprises comme Mexens Solaire, Akuo Energy, RWE, Enerfip, Valorem, et les syndicats CGT Énergies coopératives, CGT EDF power solutions, SUD Énergie Réseau Enercoop, SUD Énergie VALECO.
Le portefeuille "BFM-Responsable" : Paix en Iran, les énergies renouvelables sortent-elles renforcées en Bourse du conflit ? – 15/06
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