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Actualité publiée le 15/09/26 17:12
PETROLE: Le brut poursuit sa hausse dans un climat d'inquiétudes sur l'approvisionnement au Moyen-Orient
Les cours du pétrole poursuivent leur
progression mardi alors que les opérateurs tentent d'évaluer
les conséquences pour l'approvisionnement mondial de l'arrêt
d'un oléoduc majeur en Arabie Saoudite.
Vers 17h00, le contrat à terme de novembre sur le
brent
de mer du
Nord grimpe de 2,7%, à 108,49 dollars le baril. Le contrat
d'octobre sur le baril de brut léger américain (WTI) gagne
3,3%, à 104,66 dollars.
L'Arabie Saoudite n'a pas encore communiqué officiellement sur
l'étendue des dégâts ni sur un calendrier de
redémarrage de son oléoduc Est-Ouest, qui achemine
jusqu'à 5 millions de barils par jour au port de Yanbu en Mer Rouge
pour l'exportation, soit près de 5% de l'offre mondiale. Plusieurs
experts estiment que les stocks détenus au port de Yanbu
représentent encore environ une semaine d'approvisionnement.
"Les marchés intègrent de plus en plus une perte
d'approvisionnement significative", a indiqué dans une note
l'analyste de Rystad, Janiv Shah. "Le conflit d'ensemble au Moyen-Orient
exerce déjà une pression à la hausse sur les prix du brut,
et la perte de l'oléoduc saoudien ajoute une autre contrainte
majeure".
Cette fermeture, si elle se prolonge, pourrait notamment obliger
l'Arabie saoudite à rediriger ses exportations vers le golfe
Persique, pour les faire passer par le détroit d'Ormuz, où le
trafic maritime reste en berne en raison des risques provoqués par
le conflit militaire entre les Etats-Unis et l'Iran. La percée des
Houthis le long des côtes yéménites de la mer Rouge pour
contrôler la voie de passage maritime alternative de Bab el-Mandeb
reste également une menace majeure pour les exportations de brut de
la région.
"Avec le détroit d'Ormuz, l'oléoduc saoudien et Bab el-Mandeb
tous exposés simultanément, le marché intègre
désormais un risque de réduction plus
généralisée de la flexibilité des routes
d'acheminement, et pas seulement un choc d'offre", a estimé dans
une note l'analyste de Kotak Neo, Kaynat Chainwala. "En l'absence d'une
avancée diplomatique crédible, la prime de risque sur les
cours du pétrole semble devoir rester élevée"
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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