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Actualité publiée le 14/09/26 17:15
PETROLE: Le brut reprend son ascension en raison des menaces sur l'approvisionnement au Moyen-Orient
Les cours du pétrole repartent de l'avant
lundi alors que les craintes pour l'approvisionnement en provenance du
Moyen-Orient s'intensifient après la fermeture d'un oléoduc
majeur en Arabie saoudite et l'avancée des Houtis aux abords du
détroit de Bab el-Mandeb en Mer Rouge.
Vers 17h15, le contrat à terme de novembre sur le
brent
de mer du
Nord remontait de plus de 4%, à 109,26 dollars le baril. Le contrat
d'octobre sur le baril de brut léger américain (WTI) grimpait
de 4,2%, à 104,2 dollars.
L'Arabie Saoudite a annoncé samedi la fermeture de son oléoduc
est-ouest, qui permettait d'acheminer du brut par la Mer Rouge et
d'éviter le passage par le détroit d'Ormuz, après des
attaques de drones sur ses installations la semaine dernière. Les
Houthis, alliés à l'Iran, ont de leur côté
revendiqué la prise de deux villes côtières du Yémen,
Mokhta et Duhbab, ainsi que des îles Hanish en Mer Rouge,
renforçant leur emprise autour du détroit de Bab el-Mandeb.
Ils ont également affirmé lundi avoir frappé des cibles
militaires dans le sud de l'Arabie Saoudite voisine, selon l'AFP.
La réunion prévue lundi à Oman entre des pays du Golfe et
l'Iran concernant le détroit d'Ormuz aurait ainsi été
reportée à une date ultérieure à la demande de
l'Arabie Saoudite en raison de ces événements au Yémen,
selon Téhéran.
Dans une note publié lundi, Capital Economics a estimé que la
fermeture de l'oléoduc saoudien pourrait affecter jusqu'à 4%
de l'offre mondiale de pétrole, alors que 3 millions de barils sont
exportés quotidiennement par le port saoudien de Yanbu.
Les opérateurs s'inquiètent également pour le trafic
maritime dans la région alors que les échanges de tirs entre
les Etats-Unis et l'Iran continuent de faire peser de lourdes menaces
sur les navires voulant s'engager dans le détroit d'Ormuz en
provenance des pays producteurs du golfe Persique. L'analyste risque de
Kpler Ana Subasic a cependant noté que le trafic maritime dans la
région avait résisté au cours de la semaine
écoulée malgré la dégradation des conditions
sécuritaires.
"A court terme, la question est de savoir si cette résilience
opérationnelle se maintiendra alors que l'environnement
sécuritaire se dégrade simultanément sur les deux points
de passage stratégiques [d'Ormuz et de Bab el-Mandeb]. Toute baisse
durable des volumes de cargaisons ou tout recours accru aux
itinéraires conventionnels indiquerait que les opérateurs
passent d'une logique d'adaptation à une stratégie
d'évitement", a-t-elle souligné.
Dans son rapport mensuel publié vendredi, l'Agence internationale
à l'énergie (AIE) a estimé que l'impasse diplomatique au
Moyen-Orient et les menaces sur le trafic maritime dans la région
devrait entraîner cette année une baisse de 5,7 millions de
barils par jour, à 100,7 millions barils par jour, de la production
pétrolière. L'AIE n'espère pas de retour à une
situation normale pour l'approvisionnement avant 2027.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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