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Actualité publiée le 10/09/26 22:17
USA: Wall Street recule pour la quatrième séance consécutive après la nouvelle envolée du pétrole
La Bourse de New York a aligné une
nouvelle séance de repli, jeudi, alors que les investisseurs se
montrent de plus en plus préoccupés par les niveaux
élevés du pétrole, qui s'installe désormais
au-dessus des 100 dollars le baril en raison de l'extension du conflit
entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'
indice Dow Jones
a reculé pour la quatrième séance
consécutive, en perdant 0,6%, à 52.064 points, tandis que le
S&P 500 a cédé 0,6%, à 7.591,70 points. Pour sa part,
l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a
abandonné 0,7%, à 26.081,72 points.
Les cours du brut ont poursuivi leur ascension alors que les
inquiétudes pour l'approvisionnement mondial sont alimentées
par l'escalade militaire dans le golfe Persique, qui entrave de nouveau
l'essentiel de la circulation maritime dans la région productrice
de pétrole. Le président américain, Donald Trump, a
assuré lors d'un échange avec la presse mercredi soir que la
guerre avec l'Iran "s'arrêter[ait] immédiatement après
les élections de mi-mandat", qui doivent avoir lieu au début
novembre. Cependant, de hauts conseillers de la Maison-Blanche ont
évoqué en privé avec Donald Trump la possibilité que
la guerre en Iran se prolonge jusqu'à la fin de son mandat, selon
des responsables américains cités par le
Wall Street
Journal.
"L'Iran a déclaré être prêt à une
intensification de la guerre et le président Donald Trump a
affirmé que le conflit durerait jusqu'aux élections de
mi-mandat, ce qui confirme désormais que le marché
intègre des tensions accrues sur l'offre pour quelque temps encore",
a indiqué dans une note Dennis Kissler de BOK Financial.
Sur le marché pétrolier, le baril de brut léger
américain (WTI) a dépassé jeudi la barre des 100 dollars
pour la première fois depuis juillet. Le contrat d'octobre a bondi
de plus de 6,8%, à 102,62 dollars le baril, tandis que celui sur le
Brent à échéance en novembre avance de plus de 6%, à
107,93 dollars le baril.
L'inflation reste au coeur des préoccupations car elle pourrait
inciter la Réserve fédérale (Fed) à maintenir une
politique de taux élevés plus longtemps que prévu pour
contenir la hausse des prix et avoir également un effet sur la
demande des ménages et des entreprises.
Jeudi, le département du Travail a fait état d'une
accélération de la hausse des prix à la production le
mois dernier aux Etats-Unis, à 0,4%, après une progression de
0,1% en juillet. Sur un an, l'inflation des prix à la production
atteint 5,4%, ressortant cependant conforme aux attentes. Certains
chiffres de ce rapport entrent dans le calcul de l'indice des prix des
dépenses de consommation personnelles (PCE), sur lequel se base la
Fed pour sa politique de taux.
Les investisseurs attendent désormais vendredi la publication de
l'indice des prix à la consommation (CPI) de septembre, dernier
indicateur majeur avant la réunion de la Fed la semaine prochaine.
En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) a de son
côté décidé jeudi d'augmenter d'un quart de point
ses taux directeurs, évoquant "des risques orientés à la
hausse pour l'inflation et à la baisse pour la croissance
économique" et les incertitudes liées au conflit au
Moyen-Orient.
Sur le marché obligataire, le taux de l'obligation du Trésor
américain à 10 ans a bondi de 0,11 point de pourcentage (11
points de base), à 4,954% tandis que celui du 2 ans, plus sensible
à la politique monétaire de la Fed, s'est envolé de 14
points de base, à 4,567%.
L'indice DXY, qui mesure la valeur du dollar face à un panier de
devises, gagnait 0,2%, à 98,99 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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