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Sidetrade, la pépite de la semaine

📅 08/09/2026 à 00:00 🔗 www.abcbourse.com
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Technologie Finance Consommation Services de communication

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ActualitĂ© publiĂ©e le 07/09/26 11:01 Sidetrade, la pĂ©pite de la semaine (ABC Bourse) - par Victor Lamarre   , analyste chez EuroLand Corporate L'entreprise a Ă©tĂ© au cƓur des tensions liĂ©es Ă  la disruption du logiciel par l'intelligence artificielle. Il faut dire que  Sidetrade Ă©tait, sur le papier, le cas d'Ă©cole du dossier Ă  Ă©viter : un abonnement logiciel dans un mĂ©tier, la relance de factures clients, que des agents autonomes semblent pouvoir exĂ©cuter Ă  la place du logiciel. La publication du 20 janvier a fourni au marchĂ© les Ă©lĂ©ments Ă  charge additionnels, avec des prises de commandes en valeur annuelle des nouveaux contrats ressorties Ă  11,04 M€ pour 2025 contre 12,73 M€ en 2024, en recul de 13 % sur l'exercice. Le titre a chutĂ© de plus de -50 % pour atteindre 112 € en mars. MalgrĂ© la volatilitĂ© rĂ©cente, l’order‑to‑cash porte une thĂšse IA que le marchĂ© commence Ă  intĂ©grer progressivement depuis mars, et plus nettement depuis la publication de juillet, marquĂ©e par un carnet de commandes en forte hausse. Le titre est revenu Ă  195 €. Dans ce contexte de changement de narratif, Sidetrade reste selon nous l’un des rares dossiers SaaS IA de qualitĂ© sur la cote, avec un potentiel de croissance intact malgrĂ© le rerating rĂ©cent. Trois Ă©lĂ©ments ont montrĂ©s que les barriĂšres Ă  l'entrĂ©e du logiciel Ă©taient plus robustes que prĂ©vue.   L'intelligence artificielle ne permet pas d'inventer le workflow. Relancer une facture suppose de connaĂźtre l'entitĂ© juridique, l'historique de litige, la limite de crĂ©dit, la politique de recouvrement. Ces Ă©lĂ©ments sont portĂ©s par la trame logicielle, et le modĂšle ne fait que les consommer. Un acteur purement agentique doit donc reconstruire cette intĂ©gration client par client, ce qui limite sa scalabilitĂ© et augmente son risque opĂ©rationnel. Il n'existe pas de risque de contraction de l'assiette de facturation . La sociĂ©tĂ© n'a jamais vendu de licence par siĂšge : elle facture sur le flux, c'est-Ă -dire sur la valeur du chiffre d'affaires et de l'encours gĂ©rĂ© pour le client. La substitution d'un utilisateur par un agent ne rĂ©duit donc pas son assiette de facturation. Enfin la donnĂ©e constitue une barriĂšre naturelle . L'order to cash repose sur de la prĂ©vision probabiliste : date de paiement, montant, risque de litige. Sidetrade s'appuie sur un Data Lake agrĂ©geant prĂšs de 9 000 Md$ de transactions interentreprises sur 42 millions d'entreprises acheteuses, accumulĂ©s en plus de dix ans. Un nouvel entrant dĂ©marre avec un corpus vide, et cette barriĂšre ne se construit pas, elle s'accumule par l'usage.   Ces Ă©lĂ©ments ont entraĂźnĂ© un rerating marquĂ© depuis mars : le P/E 2026 s’est apprĂ©ciĂ© de 20x dĂ©but mars Ă  30x aujourd’hui. MalgrĂ© cette revalorisation rapide, le potentiel reste pleinement intact pour une valeur que nous considĂ©rons comme une vĂ©ritable pĂ©pite de croissance. DĂ©jĂ  par une dynamique de prix. Dans un univers logiciel oĂč la valeur créée est difficilement quantifiable, la proposition de Sidetrade est directe : pour un groupe rĂ©alisant 5 Md€ de chiffre d’affaires, un jour de DSO immobilise ~13,7 M€ de trĂ©sorerie. RĂ©duire ce dĂ©lai libĂšre cette somme une fois, puis gĂ©nĂšre chaque annĂ©e ~0,7 M€ d’économie de financement en prenant un coĂ»t sans risque Ă  5 %, auxquels s’ajoutent la baisse des pertes sur crĂ©ances et les gains de productivitĂ©. En face, l’abonnement annuel se chiffre en centaines de milliers d’euros, crĂ©ant un Ă©cart de valeur structurel favorable. Sur un marchĂ© Ă©troit (4 Md$ de dĂ©penses logiciel sur ce segment en 2026) oĂč les modules ERP ne gĂšrent pas les portefeuilles de crĂ©ance clients complexes et multi‑entitĂ©s, Sidetrade bĂ©nĂ©ficie d’une faible substituabilitĂ© et d’un pouvoir de prix rĂ©el, dĂ©jĂ  visible : les trois produits d’IA native ont gĂ©nĂ©rĂ© 1,02 M€ de nouvel ARR en trois mois, soit 33 % des prises de commandes du T2, au‑dessus de l’objectif de 20–25 % fixĂ© pour fin 2027. Le second moteur d'apprĂ©ciation rĂ©side dans la dynamique de marge. Avec un rĂ©sultat d'exploitation autour de 20 % du chiffre d'affaires et une structure de coĂ»ts dominĂ©e par le personnel, Sidetrade atteint tout juste la Rule of 40 (croissance de +19 % attendue en 2026 + 22% de marge d'EBITDA). Cette limite apparente constitue en rĂ©alitĂ© le levier principal : les abonnements reprĂ©sentent 90 % du chiffre d'affaires Ă  92 % de marge brute, et la R&D agentique, dĂ©jĂ  passĂ©e en charges, devrait croĂźtre moins vite que l'activitĂ©. La conversion du carnet se dĂ©verse donc en marge sans plan d'Ă©conomies, ce qui rend atteignable la cible de 30 Ă  35 % d'EBITDA en 2030. Croissance et expansion de marge se multipliant, le bĂ©nĂ©fice par action croĂźtrait Ă  un rythme sensiblement supĂ©rieur Ă  celui de l'activitĂ©. À multiple inchangĂ©, la progression du titre reposerait alors intĂ©gralement sur celle des rĂ©sultats, sans hypothĂšse de revalorisation. S'inscrire Ă  la Newsletter d'Euroland Corporate © AbcBourse.com. Tous droits rĂ©servĂ©s Vous avez aimĂ© cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.