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Victoire pour les associations d'usagers: la préfecture de police de Paris indique que les PV du radar "tirelire" à 30 km/h sur le périphérique sont annulés et que l'appareil va être déplacé

📅 06/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Face à la polémique grandissante et à des dysfonctionnements, la Préfecture de Police de Paris a décidé de retirer le radar de chantier de la porte de Montreuil et d'annuler toutes les amendes dressées. Coup de théâtre sur le périphérique parisien. Installé le 24 août dernier sur le périphérique extérieur au niveau de la Porte de Montreuil, le radar autonome réglé à 30 km/h va être déplacé. Tous les procès-verbaux dressés depuis sa mise en service sont purement et simplement classés sans suite. Des "difficultés techniques" invoquées par la police La Préfecture de Police de Paris a en effet confirmé à RTL et TF1 Info ce vendredi 4 septembre le retrait imminent du dispositif et l'annulation générale des contraventions. Les autorités mettent en avant des "difficultés techniques" pour justifier cette marche arrière soudaine sur une zone de chantier pourtant stratégique. Pour les milliers d'automobilistes flashés ces douze derniers jours, la décision apporte un soulagement immédiat : aucune amende ne sera à payer et aucun point ne sera retiré sur les permis de conduire concernés. Un pactole financier potentiel colossal Cette annulation prive l'État d'un jackpot financier inédit pour une seule cabine autonome. Avec environ 80.000 véhicules circulant quotidiennement sur ce tronçon, l'impact financier s'annonçait colossal . En hypothèse basse, avec 2% de véhicules flashés, l'appareil générait environ 1.600 flashs par jour, soit 144.000 euros quotidiens et plus de 4,3 millions d'euros par mois (52,5 millions d'euros à l'année à 90 euros l'amende minorée). Mais en hypothèse haute, avec 5% de véhicules flashés, le total grimpait à 4.000 flashs par jour, soit 360.000 euros quotidiens et jusqu'à 131,4 millions d'euros par an. Ces projections vertigineuses s'appuyaient sur la réalité du terrain : lors d'un relevé de moins de 5 minutes, l'association 40 Millions d'Automobilistes avait comptabilisé 18 flashs, soit un rythme théorique équivalent à plus de 5.500 PV par jour et jusqu'à 750.000 euros quotidiens au tarif plein de 135 euros. Une rentabilité théorique surréaliste qui a rapidement valu à l'appareil le surnom de véritable "radar tirelire". La rédaction de BFMTV relevait de son côté 35 flashs en 30 minutes au petit matin ce vendredi (soit 3.150 euros théoriques générés en une demi-heure sur la base de l'amende minorée à 90 euros). Ce contenu ne peut pas être affiché Ce contenu ne peut pas être affiché sans votre consentement car il implique l’utilisation de cookies déposés par son fournisseur. Ces cookies peuvent notamment permettre de mesurer l'audience, personnaliser le contenu ou suivre votre navigation. Pour afficher ce contenu, vous pouvez : Paramétrer vos choix afin d'accepter uniquement les cookies liés à ces contenus tiers en cliquant sur « Paramétrer les cookies ». Vous pouvez à tout moment modifier vos choix et retirer votre consentement en cliquant sur « Paramétrage des cookies » figurant en bas de page de ce site. Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre politique de protection des données personnelles . Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas être affiché Paramétrer les cookies Une victoire nette pour les associations d'usagers Cette annonce marque l'aboutissement d'une séquence de forte pression médiatique et associative. Dès le début de la semaine, l'association 40 Millions d'Automobilistes dénonçait un "piège" et réclamait le retrait pur et simple du dispositif. Dans un communiqué publié ce vendredi en fin de journée, l'association s'est réjouie de cette décision : "L’association 40 millions d’automobilistes salue cette décision de la Préfecture de Police, qui marque le succès de son action en faveur des droits des automobilistes." Fin d'un psychodrame à 30 km/h L'appareil, qui devait théoriquement sécuriser le chantier de réaménagement de la porte de Montreuil prévu jusqu'en 2027, concentrait la colère des usagers franciliens. Déjà échaudés par l'abaissement général de la vitesse à 50 km/h acté en octobre 2024, les conducteurs devaient négocier ce freinage brutal à 30 km/h sur une chaussée à quatre voies, sous peine de déclencher l'appareil dès 36 km/h réels. Si le chantier de voirie se poursuit bien sur le site, le contrôle automatique à 30 km/h appartient donc désormais au passé. Sujets liés : Auto Economie et Social Paris