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"J'y vois une solution de dernier recours": le chancelier allemand ne bloquera pas la reprise de certaines usines automobiles par des industriels chinois

📅 06/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Industrie Énergie Services aux collectivités Consommation discrétionnaire

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Alors que l'industrie allemande traverse une crise très profonde, Friedrich Merz ouvre la porte à la reprise de certains sites par des entreprises chinoises mais demande à Bruxelles de réagir face à la politique monétaire de Pékin. Le chancelier allemand Friedrich Merz ne s'est pas opposé ce mercredi 15 juillet à ce que des constructeurs chinois reprennent des usines allemandes du secteur automobile, qui vit une profonde crise, notamment au sein du fleuron Volkswagen . Interrogé à ce sujet à Berlin lors d'une conférence de presse, le dirigeant conservateur a déclaré que la décision revenait aux entreprises concernées. La question est brûlante pour le groupe Volkswagen, qui a ouvert récemment la voie à 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires -soit 100.000 au total- et réfléchit à fermer des sites. "J'y vois une solution de dernier recours, et non une réponse aux problèmes structurels", a commenté le chancelier, interrogé sur les reprises éventuelles d'usine par des groupes chinois. "Mais ce n'est pas une question que la politique doit trancher, c'est une décision qui incombe aux entreprises", selon lui. Dans une note interne, le patron du premier constructeur européen Oliver Blume a déclaré que des "solutions intelligentes" étaient préférables à la fermeture d'usines, mais a ajouté que l'avenir de quatre sites ne pouvait être garanti. L'automobile allemande est confrontée à une crise historique , entre prix de l'énergie élevés, droits de douane américains, manque d'innovation et compétition chinoise féroce notamment sur le segment électrique. Merz cible le yuan La demande pour les véhicules allemands recule et les usines ne tournent plus qu'à un régime réduit . Friedrich Merz a en outre critiqué la politique monétaire de Pékin, accusé de doper déloyalement ses exportations au détriment de l'Allemagne et de l'Europe. "D'un point de vue européen [...], nous ne pouvons pas accepter durablement de nous engager dans une concurrence où nous avons en face une monnaie sous-évaluée de 25 à 30%", a-t-il expliqué. "Si cela n'est pas corrigé, nous en subirons toujours les conséquences négatives, via des importations très élevées, des produits subventionnés et au bout du compte via les prix" d'après Friedrich Merz. Dans un communiqué mercredi, la fédération allemande de la construction de machines VDMA a demandé à Berlin et à Bruxelles d'agir contre les "pratiques commerciales déloyales" de la Chine. Pour aller plus loin : Plus de 20 ans après les États-Unis, l'Allemagne subit son propre "choc chinois": sous pression, le chancelier Friedrich Merz se rend en Chine alors que l'industrie allemande vacille Sujets liés : Industries