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La préfecture demande "immédiatement" des mesures d'urgence: après la liquidation judiciaire, la sécurité de l'usine Fibre Excellence de Tarascon "n'est plus assurée"

📅 06/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Comme le craignaient les salariés, la mise à l'arrêt de certaines installations électriques de Fibre Excellence risque de provoquer des déversements de substances chimiques à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. La préfecture demande au liquidateur judiciaire de redémarrer ces équipements. La sécurité du site de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence de Tarascon (Bouches-du-Rhône), en liquidation judiciaire , n'est "plus correctement assurée", selon la préfecture, qui a enjoint le liquidateur judiciaire de mettre en oeuvre "immédiatement" des mesures d'urgence. "La sécurité du site, des personnes qui s'y trouvent et de son environnement n'est plus correctement assurée", a affirmé jeudi la préfecture qui alerte sur les risques incendies ou de pollution de l'environnement de cette usine classée "Seveso seuil bas". En cause: l'arrêt début septembre par le liquidateur judiciaire, contre l'avis des ex-salariés, de certaines installations électriques ayant conduit à la mise à l'arrêt partielle du système de défense incendie de l'usine et de sa station d'épuration dont le but est de recueillir les rejets accidentels de produits chimiques dans le Rhône. . Onze tonnes de bois et de produits chimiques Le 1er septembre, 50 m3 de "liqueur noire" ont été accidentellement déversés dans une zone de rétention et 6 m3 dans cette station d'épuration désormais inexploitable "Cet incident démontre qu'un incident de type déversement est susceptible de se produire sur le site", alerte la préfecture dans son arrêté de cinq pages, dont l'AFP a obtenu une copie, transmis jeudi au liquidateur judiciaire. Onze tonnes de bois et d'importants produits chimiques, notamment du peroxyde d'hydrogène, du propane ou du fioul lourd, sont toujours présents sur place. "La présence de ces substances, produits et déchets est susceptible, en cas d'incident ou accident, de conduire à des incendies d'ampleur ou à une pollution de l'environnement", estime la préfecture. Elle enjoint le liquidateur, qui n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP, d'"immédiatement" redémarrer ces éléments de sécurité. Les salariés avaient prévenu "Le liquidateur judiciaire n'en fait qu'à sa tête et s'obstine, quitte à mettre en danger les personnes", a réagi le délégué syndical CGT, Jean-Michel Bulinge, technicien de maintenance sur le site depuis près d'une décennie. Depuis le 29 juillet, date de la mise en liquidation de l'usine, une quarantaine de salariés sur les 270 que comptait l'entreprise se relayaient 24H/24 pour assurer la sécurité des installations, jusqu'à la fin de leur contrat de travail fin août. Depuis, les syndicats réclament que plusieurs ex-salariés soient associés aux opérations de sécurisation du site "pour éviter et limiter les risques" car "la passation est insuffisante et les moyens pas à la hauteur". Des agents de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (Dreal) "vont inspecter le site pour vérifier si les mesures demandées sont bien mises en oeuvre" vendredi, a assuré la préfecture. À défaut, ils pourront dresser des procès-verbaux pouvant mener à des amendes administratives allant jusqu'à 45.000 euros et 4.500 euros par jour de retard jusqu'à la mise en conformité. Pour aller plus loin : "Pas sûr que ce soit la solution la plus pertinente": le gouvernement écarte une éventuelle nationalisation de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence Sujets liés : Industries Social Société