📄 Contenu
Le passager de ce vol opéré par Spirit Airlines avait même fourni moult détails pour rendre son alerte crédible. Il écope finalement de trois ans de mise à l'épreuve et de l'obligation de suivre un programme de soins en santé mentale.
Il ne voulait absolument pas rater son avion. Alors, pour essayer de le retenir au sol, ce passager américain a sûrement trouvé la pire des solutions : faire une fausse alerte à la bombe. Une petite plaisanterie qui aurait pu lui coûter dix ans de prison. L'affaire remonte à juin 2025 quand l'homme en question doit embarquer sur un vol de
Spirit Airlines
depuis Detroit à destination de Los Angeles. Quand il arrive à l'aéroport, les portes d'embarquement sont fermées mais l'avion est encore au sol, raconte le
site spécialisé
Paddle your own kanoo.
Apprenant que le prochain vol est douze heures plus tard, John Charles Robinson décide d'appeler le service de réservation de Spirit Airlines et prévient : "J'appelle au sujet du vol 2145 car je détiens des informations sur ce vol... Quelqu'un va tenter de faire sauter l'aéroport". Il fournit même moult détails pour rendre son alerte crédible : "Cette personne va faire passer une bombe par le contrôle de sécurité de la TSA (l'agence de sécurité des aéroports, NDLR)... Elle menace toujours de le faire ; elle prétend que l'engin ne pourra pas être détecté. S'il vous plaît, n'autorisez pas l'embarquement de ce vol" et donne le signalement du pseudo-suspect.
Le passager revient sur les lieux du crime
Évidemment, les forces de l'ordre sont alertées, les passagers évacués et fouillés tandis que l'avion est passé au peigne fin notamment à l'aide de chiens renifleurs d'explosifs. En vain. Dans le même temps, la police obtient la possibilité d'accéder aux relevés téléphoniques liés à l'appel passé à la compagnie Spirit et John Charles Robinson est très rapidement identifié. Si le passager décide finalement de quitter l'aéroport après cette fausse alerte, il revient en fin de journée pour prendre le prochain vol vers Los Angeles. Sauf qu'il est attendu de pied ferme et est immédiatement placé en garde à vue.
S'il nie toute mauvaise intention, il admet finalement avoir agi pour retarder son vol, espérant ainsi pouvoir tout de même embarquer. Depuis son arrestation, le passager aurait effectué des travaux d'intérêt général bénévoles et s'est excusé par écrit à tous les passagers et membres d'équipage du vol. Lors du procès, il a plaidé coupable. Autant d'éléments qui ont incité le juge à être clément. John Charles Robinson est finalement condamné à une peine de trois ans de mise à l'épreuve, assortie d'une obligation de suivre un programme de soins en santé mentale et de se soumettre à des dépistages de consommation de drogues.
Sujets liés :
Transports
International
Conso