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Actualité publiée le 02/09/26 16:46
PETROLE: Le baril se stabilise après ses gains du début de semaine
Les cours du brut tentent de se stabiliser
mercredi dans un calme précaire au Moyen-Orient après de
nouveaux affrontements militaires entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h30, le baril de
brent
pour livraison en novembre,
référence internationale, cédait 0,8%, à 93,94
dollars, après avoir repris près de 8% depuis le début de
la semaine. Le baril de brut léger WTI pour livraison en octobre
coté à New York reculait de 1,1%, à 89,20 dollars.
Les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran mardi et
Téhéran a riposté en visant des bases américaines
dans le Golfe. Le porte-parole du commandement militaire central de
l'Iran a également promis des "ripostes plus larges et plus
destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines. Signe
de l'impasse entre les deux pays, Donald Trump a de son côté
affirmé mardi soir sur son réseau social Truth Social qu'il ne
cherchait à pas "à forcer l'Iran à venir à la table
des négociations". "Je préfère nettement notre position
actuelle, avec un contrôle presque total du détroit d'Ormuz et
leur économie qui s'effondre complètement", a-t-il
affirmé.
L'évolution du trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel
transite près de 20% du pétrole mondial, continue de
concentrer l'attention après plusieurs incidents signalés sur
des navires commerciaux dans la zone. Les Gardiens de la révolution
islamique en Iran ont annoncé mercredi que deux pétroliers
avaient heurté des mines après avoir tenté de traverser
le passage maritime au sortir du golfe Persique. Le centre de
renseignement et de coordination maritime au Moyen-Orient (JMIC) a
également rapporté que trois navires avaient été
touchés par des projectiles sans faire de blessés en
début de semaine.
"Les flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz
continuent de subir des perturbations", a souligné dans une note,
Hani Abuagla, analyste de XTB Mena. "Mais même si le trafic sur
cette voie maritime reste inférieur à ses niveaux d'avant [la
reprise des hostilités], des cargaisons continuent cependant de
transiter, ce qui limite la pression à la hausse sur les prix".
"Toute nouvelle escalade ou détérioration des conditions de
navigation dans le détroit d'Ormuz ou le détroit de Bab
el-Mandeb resserrerait le marché physique et ferait monter les
prix. En revanche, la confirmation que la dernière escalade reste
contenue, ou de nouvelles perspectives de progrès vers une
résolution du conflit, pourraient permettre aux prix de refluer",
estime-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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