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Actualité publiée le 31/08/26 22:12
USA: Wall Street clôture en repli mais signe un mois d'août positif
La Bourse de New York a terminé en repli
lundi, pénalisée par la remontée des cours du
pétrole à la suite du regain d'hostilités entre les
Etats-Unis et l'Iran au Moyen-Orient.
L'
indice Dow Jones
a clôturé sur un repli de 0,7%, à
53.185,90 points, tandis que le S&P 500 a perdu 0,3%, à 7.686,14
points. Pour sa part, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a
cédé 0,1% à 26.370,89 points. Malgré les
inquiétudes concernant les taux et le conflit en Iran, les trois
principaux indices concluent le mois d'août sur des gains de 1%
pour le Dow Jones, 1,5% pour le S&P 500 et 2,7% pour le Nasdaq.
Après une pause lors des dernières séances, les prix du
pétrole sont repartis de l'avant après l'annonce de frappes
américaines dimanche sur l'île iranienne de Larka, dans le
détroit d'Ormuz. L'Iran a dit avoir visé en représailles
des sites militaires américains en Jordanie et aux Emirats arabes
unis. Les deux pays arabes ont également qualifié les attaques
iraniennes "d'escalade dangereuse" dans le conflit.
Le
brent
a échéance de novembre a clôturé au-dessus
de la barre des 90 dollars après ces escarmouches, clôturant
sur un gain de 1,3%, à 90,49 dollars. Le brut léger
américain (WTI) pour livraison en octobre a de son côté
gagné 2,8% à 85,76 dollars.
"La hausse des cours du pétrole [lundi] est la conséquence de
la reprise des affrontements au Moyen-Orient, même si ces attaques
tendent à rester sporadiques et que leurs effets sur les prix
restent généralement limités", a souligné dans une
note l'analyste de XS.com, Samer Hasn. "Les Etats-Unis semblent chercher
à maintenir un équilibre: permettre au pétrole de
continuer à transiter par le détroit aussi rapidement que
possible tout en protégeant les pétroliers, sans se laisser
entraîner, à très court terme, dans une escalade de
grande ampleur", selon lui.
Ce rebond des cours de l'énergie alimente cependant les craintes du
maintien d'une inflation des prix à la consommation toujours
élevée aux Etats-Unis. "Le moment pourrait difficilement
être pire pour les marchés", commente Stephen Innes,
associé gérant chez SPI Asset Management. "Le pétrole n'a
pas besoin de revenir à des niveaux de crise pour avoir un impact.
Il lui suffit de rester suffisamment cher pour empêcher l'inflation
de se comporter aussi sagement que la Réserve fédérale
(Fed) le souhaiterait", ajoute-t-il.
Les commentaires du président de la Fed vendredi ont renforcé
les anticipations d'une hausse des taux. "Les marchés tablent
désormais sur une probabilité de 60% d'une hausse des taux en
septembre, contre 40% auparavant. Ils envisagent également la
possibilité d'une nouvelle hausse ultérieure", souligne Bas
Kooijman, le directeur général de DHF Capital.
Sur le marché obligataire, le taux de l'obligation du Trésor
américain à 10 ans montait de 0,03 point de pourcentage,
à 4,76%,retrouvant son plus haut niveau depuis début 2025.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, cédait 0,1%, à
99,56 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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