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Actualité publiée le 11/08/26 22:49
USA: Wall Street finit en baisse, l'espoir d'une percée diplomatique s'estompe
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La Bourse de New York a terminé dans le
rouge mardi, alors que les espoirs de progrès dans les
négociations avec l'Iran se sont effrités au cours de la
journée.
Après une ouverture en légère hausse, l'
indice Dow Jones
a cédé 0,3%, à 53.791,85 points, de même que le S&P
500, à 7.728,20 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs
technologiques, s'est replié de 0,6%, à 26.445,45 points.
Wall Street
a peu réagi aux déclarations optimistes du
ministre pakistanais des Affaires étrangères au sujet des
chances d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran. Les deux pays sont
proches "d'une forme d'accord", a déclaré mardi Khawaja Asif
dans un entretien à Bloomberg News.
L'accalmie sur le marché pétrolier s'est avérée de
courte durée, alors que la situation reste tendue sur le terrain.
Les rebelles Houthis poursuivent leurs attaques en mer Rouge et un
hélicoptère américain a tiré sur un navire qui
tentait de forcer le blocus des ports iraniens.
La décision de Téhéran de nommer des partisans d'une
ligne dure à de postes clés du régime comme le Conseil
suprême de sécurité nationale ne constitue pas un signe
encourageant pour les négociations, commente Robert Yawger de
Mizuho dans une note.
Le
brent
a clôturé en hausse de 1,4%, à 88,91 dollars le
baril, après avoir touché les 90 dollars en séance. Le
brut américain a pour sa part progressé de 1,3%.
"Les modalités d'un accord de paix semblent être devenues plus
difficiles à négocier en raison des demandes de
réparation de l'Iran pour les dommages causés par la guerre",
souligne également Dennis Kissler de BOK Financial. De son
côté, le président américain Donald Trump a
affirmé que Téhéran devrait verser des compensations
financières aux personnes lésées par le régime, y
compris au sein de la population iranienne.
"La réalité est que le trafic dans le détroit d'Ormuz
reste extrêmement limité et que les approvisionnements
mondiaux en carburant continuent de s'amenuiser", ajoute Dennis Kissler
pour expliquer la nervosité du marché.
+ En attendant l'inflation +
Le principal rendez-vous macroéconomique aura cependant lieu
mercredi avec l'indice des prix à la consommation (CPI) aux
Etats-Unis pour le mois de juillet. "En plein milieu de l'été,
les chiffres d'inflation CPI qui seront publiés mercredi aux
Etats-Unis seront très scrutés par les investisseurs pour
essayer de deviner les intentions de la [Réserve fédérale
(Fed)] à la prochaine réunion" de politique monétaire,
commente Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG
France.
"La communication désormais volontairement restreinte [du
président] Kevin Warsh sur les intentions de la Fed va rendre les
marchés encore plus 'data dependent', c'est-à-dire
dépendants des données économiques (inflation et emploi),
au risque d'amplifier [leurs] réactions si les chiffres
publiés sont éloignés du consensus", ajoute l'expert.
Sur le compartiment obligataire, le taux de l'obligation à 10 ans
du Trésor américain a reculé de 2 points de base, à
4,70%. Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la
valeur du billet vert face à un panier de devises, est stable
à 99,83 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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