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Actualité publiée le 10/08/26 11:54
Le principal actionnaire de Rubis quitte son conseil de surveillance
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(Actualisation: éléments de contexte sur la gouvernance,
l'évolution du titre et les spéculations de rachat)
Nouveau rebondissement dans le feuilleton de la
gouvernance de Rubis. Le distributeur de produits pétroliers a
annoncé lundi la démission de son principal actionnaire,
Patrick Molis, de son mandat de membre du conseil de surveillance.
Par conséquent le conseil n'est plus composé que de 11 membres
indépendants, a précisé Rubis dans un communiqué.
Patrick Molis avait été nommé au conseil de surveillance
en juin 2025, en même temps que l'ancienne patronne d'Areva Anne
Lauvergeon, pour un mandat de trois ans. Il détient environ 9,4% du
capital du groupe via sa société Compagnie nationale de
Navigation (CNN).
Lors de l'assemblée générale des actionnaires qui a eu
lieu le 10 juin dernier, il s'était opposé au renouvellement
du mandat d'un des membres du conseil de surveillance, Alberto Pedrosa,
et avait proposé la nomination d'un nouvel administrateur, Yann
Dever. Ces résolutions ont été rejetées par
l'assemblée générale.
Le départ de Patrick Molis du conseil de surveillance fait suite
à celui d'un autre actionnaire du groupe, Ronald Sämann, en
mai dernier.
Tous deux avaient mené en 2024 et 2025 une campagne pour peser sur
la gouvernance du distributeur, allant jusqu'à réclamer
l'abandon du statut de commandite qui permet à trois associés
commandités, Gilles Gobin et sa fille Clarisse Gobin Swiecznik
ainsi que Jacques Riou, de contrôler Rubis avec moins de 3% du
capital.
N'ayant pu rallier d'autres actionnaires à leur cause, notamment
les familles Bolloré et Dassault, les deux activistes semblent en
tirer les conséquences. Des concessions ont toutefois été
obtenues notamment sur la politique de rémunération des
gérants commandités, qui fait actuellement l'objet d'un
réexamen et donnera lieu à une assemblée
générale extraordinaire cet automne.
+ Un titre bien entouré +
Le rebond de l'action Rubis, qui a gagné plus de 70% depuis ses
plus bas d'octobre 2023, a également pu calmer les ardeurs de
certains grands actionnaires.
Rubis a publié des résultats en hausse en 2025 et début
2026, grâce à la croissance de ses activités en Afrique
et dans les Caraïbes et à sa diversification sur de nouveaux
marchés en Europe. Le groupe est en outre très peu
affecté par la situation actuelle au Moyen-Orient.
En septembre dernier, l'agence Bloomberg avait indiqué que le fonds
CVC Partners et le courtier en matières premières Trafigura
étudiaient chacun de leur côté la possibilité de
faire une offre sur Rubis. L'agence avait également
évoqué en avril dernier un rapprochement entre Rubis et son
concurrent Puma Energy, détenu par Trafigura.
Des rumeurs que le groupe n'a pas démenti, indiquant être "en
contact avec différents acteurs industriels et financiers et
[entretenir] un dialogue avec toute partie prenante pertinente".
Reste que la vente ou le rapprochement de Rubis avec un autre acteur
entraînerait sans doute la disparition du statut de commandite de
la société auquel les dirigeants actuels restent fortement
attachés.
Vers 11h40, le titre cédait 0,1%, à 33,4 euros.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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