← Retour aux articles

La France est le 2ème pays derrière l'Allemagne à avoir délivré le plus de licences Mica, avec 31 sociétés cryptos autorisées à exercer

📅 07/07/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
🔗 Voir l'article original

📄 Contenu

La France est le 2ème pays à localiser le plus de sociétés cryptos régulées en Europe. L'AMF précise que d'autres licences pourraient être encore accordées. Une nouvelle phase s'ouvre entre l'Autorité des marchés financiers (AMF) et les sociétés offrant des services cryptos. Depuis mercredi 1er juillet, le règlement Mica (pour Market in crypto assets) s'applique à l'ensemble des acteurs cryptos, faisant tomber aux oubliettes le régime national PSAN (prestataire de service sur actifs numérique). A ce jour, 31 prestataires de service sur crypto-actifs (PSCA) ont reçu l'agrément Mica auprès de l'AMF sur un total de 283 acteurs en Europe. La France est le deuxième pays à avoir délivré le plus de licences Mica en Europe, derrière l'Allemagne (57 licences). En troisième position, on retrouve les Pays-Bas (26 licences). Parmi les acteurs ayant obtenu Mica en France, on compte autant des filiales de groupes bancaires comme Caceis pour le Crédit Agricole ou Hexarq pour BPCE que des bourses cryptos historiques comme Coinhouse, Paymium et Bitstack. "Nouveau rôle pour l'AMF" La fin de la période transitoire entre le régime national et le cadre européen "consacre un nouveau rôle pour l’AMF", précise l'autorité dans un communiqué ce lundi. "Quelques autorisations sont en cours de finalisation", ajoute par ailleurs l'AMF précisant qu'elle "continuera d’instruire les nouvelles demandes d’autorisation d’exercice qui lui sont ou seront soumises avec le même degré d’exigence", souligne l'AMF. De même, si Mica est un règlement européen, il incombe aux régulateurs nationaux de "superviser" le respect par les sociétés ayant obtenu Mica de "leurs obligations professionnelles et de bonne conduite", poursuit l'AMF. Pour rappel, entrée en vigueur fin 2024, la réglementation européenne Mica apporte des obligations proches de celles de la finance traditionnelle, que ce soit en matière de protection des investisseurs, de sécurité informatique, de lutte anti-blanchiment ou d'exigences de fonds propres. L'AMF rappelle que seules les sociétés ayant reçu Mica peuvent aujourd'hui exercer, appelant à des "cessations d'activité", notamment dans l'intérêt des clients. A ce titre, le cas du géant des cryptos est emblématique. En effet, faute d'avoir décroché cette licence, Binance n'est plus autorisé à servir les clients de plusieurs pays européens, dont les Français .