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Fondée en 2024 au sein du groupe BPCE, Hexarq propose depuis la fin de l'année l'achat de 4 principales cryptos. Pour gagner de nouveaux clients, l'entité décide d'aller plus loin.
Du Crédit Agricole en passant par la Société Générale, les banques françaises avancent leur pion dans les cryptomonnaies. Arrivé un peu plus tard sur le marché crypto, le groupe BPCE compte tirer son épingle du jeu. Sa filiale Hexarq a lancé fin 2025
une offre permettant notamment d'acheter 4 principales cryptos, dont le bitcoin et l'ether.
Elle compte aujourd'hui quelques milliers de clients.
Uniquement accessible au départ aux clients de quelques banques régionales, l'offre d'Hexarq est depuis mi-juin disponible dans la quasi-intégralité des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. "Nos clients ont des portefeuilles plus gros que ce que l’on pouvait imaginer, avec une vraie logique de diversification patrimoniale. En moyenne, il y a des portefeuilles de 400-500 euros en France et en Europe, nous sommes au-dessus de cela", se félicite un porte-parole de Hexarq.
Pour rappel, Hexarq a obtenu
l'agrément PSAN (prestataire de services sur actifs numériques) auprès de l'AMF
en décembre 2024 pour proposer des services cryptos à ses clients, notamment des services de conservation d’actifs numériques, d'achat / vente d’actifs numériques contre monnaie ayant cours légal et d'échange d’actifs numériques contre d’autres actifs numériques. Hexarq a décroché l'agrément européen Mica (Markets in crypto assets) auprès de l'AMF en février 2026.
20% de part de marché
Face à la concurrence des sociétés cryptos et des banques traditionnelles, Hexarq sort les crocs. "Nous avons un potentiel proportionnel à la part de marché du Groupe BPCE dans le secteur bancaire (plus de 20%). A long terme, nous espérons atteindre quelques centaines de milliers de clients", espère le porte-parole.
Déjà, il y a des opportunités à saisir. Hexarq au même titre que les 23 autres acteurs agréés Mica en France, cherche déjà à récupérer les clients des sociétés qui n'ont pas eu le sésame avant la fin de la deadline ce mercredi 1er juillet,
dont le géant des cryptos Binance
. Cette semaine, Hexarq a déployé une fonctionnalité de dépôts. "Depuis mercredi, des clients ont déjà rapatrié leurs cryptos chez nous", assure le porte-parole.
Hexarq entend également "étoffer" sa plateforme, en passant d'abord par de nouvelles cryptos à l'achat, l'XRP de Ripple et un stablecoin euro devant arriver dans les prochains mois. Il s'agira aussi de mettre l'accent sur les fonctionnalités.
"Aller chercher des clients institutionnels"
"Les gens cherchent des revenus passifs, des fonctionnalités de trading avancés, la possibilité de faire des investissements récurrents, il faut qu’on fasse évoluer notre plateforme pour capter ces clients. On a créé cette plateforme pour la crypto et le retail, mais on peut aussi aller chercher des clients institutionnels", poursuit le représentant.
Pour autant, en tant que filiale du Groupe BPCE, Hexarq "se doit d’être prudente sur des produits risqués. On ne va pas chercher à proposer des produits avec de l'effet de levier. Par exemple, nous ne nous lancerons pas dans la DeFi tant que ce n’est pas régulé. Le staking, c’est un peu plus immédiat sur une feuille de route pour nous", indique le porte-parole.
Pour posséder un compte, les clients doivent payer 2,99 euros par mois. Les frais de transaction en crypto sont fixés à 1,5% net (sans frais cachés), avec un montant minimum de 1 euro de frais par transaction et un montant minimal de transaction de 10 euros. Mais BPCE entend aussi faire "évoluer" son forfait abonnement dans les prochains mois. "Le client paiera uniquement un abonnement s’il est inactif, mais s’il génère au moins 3 euros de frais de transactions, l’abonnement deviendra gratuit. On ne peut pas avoir des clients dormants: il y a des coûts de conformité, de mise à disposition d’un compte bancaire etc", conclut le porte-parole.