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Orange: Pour racheter SFR, Orange, Bouygues et Iliad relèvent nettement leur offre, la Bourse, qui espérait un prix moins généreux, tique
vendredi 17 avril 2026 à 11h35
(BFM Bourse) - Bouygues,Iliad,Orangeet Altice France ont publié un communiqué de presse annonçant l'ouverture de négociations exclusives en vue de l'acquisition deSFR.
Une reconfiguration historique du paysage français des télécoms se profile. Les opérateursBouygues,Iliad(Free) etOrangeont annoncé ce vendredi 17 avril dans un communiqué entrer"en négociations exclusives avec le groupe Altice France pour l'acquisition deSFR".
Pour accéder à ces pourparlers avec Altice France, le consortium a dû se montrer convaincant. Les opérateursBouygues,IliadetOrangeont donc relevé leur offre, à 20,35 milliards d'euros dette incluse pour l'acquisition d'une grande partie des activités de télécommunications du groupe Altice en France (et doncSFR).
Le montant de l'offre améliorée annoncé ce vendredi est conforme aux informations denos collègues de BFM Business, rapportées en début d'année.
En janvier dernier, BFM Business indiquaitque le trio d'opérateurs télécoms avait signifié au propriétaire deSFR, Patrick Drahi, être prêt à porter leur offre aux alentours de 20 milliards d'eurospour racheter son opérateur télécom, contre 17 milliardspour la précédente offre, soumise en octobre dernier, et rejetée illico par Altice.
La nouvelle offre déposée par les trois potentiels acheteurs découpe le partage deSFRà hauteur de 42% pourBouyguesTelecom, 31% pourIliad, et 27% pourOrange. Cette répartition est quasi inchangée depuis le dépôt d'une première offre en octobre.
L'accord octroie aussi une exclusivité dans les négociations aux trois concurrents deSFRjusqu'au 15 mai 2026. Dans un communiqué commun, les trois concurrents du groupe au carré rouge soulignent qu'il n'est pas certain que l'offre aboutisse à la conclusion d'un accord.
Le ministère de l'Économie et des Finances veille au grain. Bercy a indiqué que cette annonce marque une "étape importante" et qu'il suivrait l'opération "avec attention".
À la Bourse de Paris,Orangerecule de 2,7% etBouyguescède 1,6%, vers 11h30.
"La baisse des cours d'Orangeet deBouyguesreflète la surprise du marché sur le relèvement de l'offre à 20,35 milliards d'euros, ce qui est 3 milliards d'euros ou 20% de plus que les 17 milliards d'euros de la première offre, soumise en octobre dernier", explique à BFM Bourse Stéphane Beyazian, analyste chez Oddo BHF
"L'offre améliorée est conforme à ce que demandait le vendeur. Le marché s'attendait plutôt à un compromis entre l'offre améliorée annoncée ce vendredi et les montants qui circulaient il y a encore quelques semaines auparavant", ajoute le spécialiste de marché.
En attendant un éventuel dénouement, les observateurs s'accordent cependant à dire que la perspective d'un retour à trois opérateurs serait bénéfique pour les acteurs en place...
"Bien que le secteur ait enregistré de solides performances (en Bourse, NDLR) depuis le début de l'année et que la consolidation soit un thème récurrent depuis plus d'un an, nous continuons de penser que l'annonce d'aujourd'hui pourrait donner un nouvel élan à la performance du secteur, en particulier pour les entreprises perçues comme des 'gagnantes potentielles de la consolidation'", remarque Citi.
Barclays estime que l'offre de 20,35 milliards d'euros "couvre largement les synergies en termes de charges d'exploitation et d'investissements, et que les synergies liées à la reprise du marché pourraient encore offrir un potentiel de hausse à moyen terme".
Dans une précédente note, la banque britannique évaluait entre 4,5 milliards et 12,3 milliards d'euros, en valeur actuelle nette, les synergies que cette opération de consolidation du marché pourrait créer sur les coûts.
De son côté Citi signale que le communiqué publié ce vendredi matin ne mentionne aucune données chiffrée concernant les synergies. Le bureau d'études a donc sorti sa calculette pour donner quelques indications. Pour se faire, il s'est basé sur les données des précédentes opérations de fusions acquisitions dans le secteur, qui ont extériorisé des synergies annuelles estimées à 5-10 % de la base combinée des dépenses d'exploitation et d'investissement, ou à 10-20 % de la cible.
Citi a appliqué ces données à la base de dépenses d'exploitation deSFR(environ 6,4 milliards d'euros) et à sa base d'investissement (environ 1,7 milliard d'euros), cela impliquerait selon le bureau d'études un potentiel de synergies de 0,8 à 1,6 milliard d'euros par an.
"Si la consolidation peut générer d'importantes synergies en termes de dépenses d'exploitation et d'investissement, c'est 'la réparation des prix' qui constitue la véritable source de valeur", expliquait de son côté Bank of America. Autrement dit, selon la banque, l'intérêt de l'opération serait surtout d'atténuer les pressions concurrentielles, les promotions, et donc de limiter les tensions sur les tarifs.
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