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CAC 40 : Records Ă  Wall Street

📅 17/04/2026 à 00:00 🔗 www.tradingsat.com
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CAC 40: Records Ă  Wall Street jeudi 16 avril 2026 Ă  08h30 (BFM Bourse) -Cet article, en accĂšs libre, est produit par l'Ă©quipe de recherche en analyse et stratĂ©gie boursiĂšre de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunitĂ©, consultez l'intĂ©gralitĂ© des analyses et dĂ©couvrez nos portefeuilles en accĂ©dant Ă notre espace PrivilĂšges. Les marchĂ©s europĂ©ens abordent cette sĂ©ance avec davantage de prudence que Wall Street, et leCAC 40en porte la trace. Le contexte gĂ©opolitique reste en effet le premier facteur de lecture : les marchĂ©s ont nettement mieux rĂ©agi Ă  la perspective d’une poursuite des discussions entre Washington et TĂ©hĂ©ran, avec l’idĂ©e qu’un apaisement progressif pourrait finir par rĂ©duire la pression sur le dĂ©troit d’Ormuz et sur les prix de l’énergie. Pour autant, le dossier n’est pas rĂ©glĂ©. Le pĂ©trole reste Ă©levĂ©, autour de 95 dollars, les flux Ă©nergĂ©tiques demeurent perturbĂ©s et les investisseurs savent que l’impact Ă©conomique du conflit pourrait se prolonger bien au-delĂ  des combats eux-mĂȘmes. Sur le plan macroĂ©conomique, le contraste entre les États-Unis et l’Europe continue de s’accentuer. Aux États-Unis, la dynamique reste trĂšs favorable aux actifs risquĂ©s, portĂ©e par la technologie et par l’idĂ©e que la croissance amĂ©ricaine conserve des points d’appui solides. Le S&P 500 a inscrit un nouveau record, tandis que le Nasdaq 100 a prolongĂ© sa sĂ©rie haussiĂšre, signe d’un retour marquĂ© de l’appĂ©tit pour les grandes valeurs de croissance. En parallĂšle, l’indice manufacturier Empire State a rebondi en avril, confirmant qu’une partie de l’activitĂ© industrielle amĂ©ricaine tient mieux que prĂ©vu. Cette configuration soutient Wall Street. C’est dans ce contexte que leCAC 40a reculĂ©, pĂ©nalisĂ© avant tout par son exposition au luxe. Le marchĂ© parisien a subi un net mouvement de repli aprĂšs deux publications qui ont rappelĂ© que mĂȘme les maisons les plus solides ne sont pas immunisĂ©es contre le ralentissement de la demande, la baisse du tourisme et les effets du contexte gĂ©opolitique sur la consommation haut de gamme. Kering a cristallisĂ© cette dĂ©ception. Le groupe a publiĂ© un chiffre d’affaires trimestriel de 3,57 milliards d’euros et Gucci, sa marque phare, a encore vu ses ventes reculer de 8 % Ă  pĂ©rimĂštre comparable, malgrĂ© une meilleure tenue de l’AmĂ©rique du Nord. Le sujet de fond reste inchangĂ© : le marchĂ© attend toujours des preuves plus tangibles de redressement opĂ©rationnel, et il devient clair que la relance prendra du temps. Autrement dit, la publication n’a pas dĂ©clenchĂ© un changement de perception ; elle a au contraire rappelĂ© que le chantier Gucci reste central et que le calendrier de reprise demeure incertain. HermĂšs a Ă©galement pesĂ© sur la tendance, non pas parce que le groupe serait en difficultĂ© structurelle, mais parce que le marchĂ© en attend toujours Ă©normĂ©ment. La maison a publiĂ© un chiffre d’affaires d’environ 4,1 milliards d’euros au premier trimestre, en hausse de 6 % Ă  taux de change constants, mais infĂ©rieur aux attentes du marchĂ©. La baisse du tourisme, en particulier dans certaines zones sensibles au contexte moyen-oriental, a pesĂ© sur la lecture immĂ©diate des investisseurs. Le message Ă  retenir reste toutefois plus nuancĂ© : HermĂšs continue d’afficher de la croissance et conserve un profil de qualitĂ© supĂ©rieur Ă  celui du secteur, mais mĂȘme le meilleur Ă©lĂšve n’échappe plus totalement au ralentissement de l’environnement. En dehors du luxe, la sĂ©ance europĂ©enne a aussi Ă©tĂ© marquĂ©e par ASML, dont le recul boursier contraste avec la qualitĂ© intrinsĂšque de la publication. Le groupe a publiĂ© 8,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires trimestriel, 2,8 milliards d’euros de bĂ©nĂ©fice net et a relevĂ© sa prĂ©vision de chiffre d’affaires 2026 Ă  une fourchette de 36 Ă  40 milliards d’euros. Le message de fond reste trĂšs porteur : la demande liĂ©e Ă  l’intelligence artificielle continue d’alimenter les investissements dans les semi-conducteurs avancĂ©s. Si le titre a corrigĂ©, c’est surtout parce que les attentes Ă©taient dĂ©jĂ  trĂšs Ă©levĂ©es, non parce que la trajectoire opĂ©rationnelle se dĂ©grade. La suite sera dĂ©sormais guidĂ©e par les publications Ă  venir. Aux États-Unis, Netflix doit dĂ©voiler ses rĂ©sultats du premier trimestre ce jeudi aprĂšs la clĂŽture, tandis que PepsiCo publie Ă©galement aujourd’hui. Ces annonces seront scrutĂ©es pour deux raisons : d’abord pour mesurer la tenue de la consommation et du pricing power dans un environnement encore perturbĂ© par l’énergie, ensuite pour vĂ©rifier si la dynamique bĂ©nĂ©ficiaire amĂ©ricaine reste suffisamment solide pour justifier les niveaux records atteints par les indices. En Europe, plusieurs publications sont Ă©galement attendues, mais la sensibilitĂ© duCAC 40restera particuliĂšrement forte Ă  tout ce qui touche Ă  la consommation, au luxe et aux minutes de la BCE.On attend Ă©galement l'inflation en zoneeuroĂ  11H00 ce matin. Techniquement, l’indice parisien a mis en place une figure de type harami, caractĂ©risĂ©e par un chandelier de petite taille, proche d’un doji, inscrit Ă  l’intĂ©rieur du corps du chandelier prĂ©cĂ©dent. Cette configuration traduit une phase de stabilisation des cours et marque une pause dans la dynamique en cours. Ce temps de respiration intervient aprĂšs une impulsion haussiĂšre marquĂ©e et au contact d’un gap qui fait office de rĂ©sistance Ă  court terme. Le franchissement des 8 350 points apparaĂźt dĂ©sormais nĂ©cessaire pour relancer une nouvelle sĂ©quence haussiĂšre. À l’inverse, des replis vers la zone des 8 200 points constitueraient une premiĂšre zone tactique d’intervention, dans une logique de reprise du mouvement. Au regard des facteurs graphiques clĂ©s que nous avons identifiĂ©s, notre opinion est neutre sur l’indiceCAC 40Ă  court terme. On prendra soin de noter qu’un franchissement des 8362.00 points raviverait la tension Ă  l’achat. Tandis qu’une rupture des 7940.00 points relancerait la pression vendeuse.