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CAC 40 : Kering et HermĂšs en demi teinte

📅 16/04/2026 à 00:00 🔗 www.tradingsat.com
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CAC 40: Kering et HermĂšs en demi teinte mercredi 15 avril 2026 Ă  08h30 (BFM Bourse) -Cet article, en accĂšs libre, est produit par l'Ă©quipe de recherche en analyse et stratĂ©gie boursiĂšre de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunitĂ©, consultez l'intĂ©gralitĂ© des analyses et dĂ©couvrez nos portefeuilles en accĂ©dant Ă notre espace PrivilĂšges. Les marchĂ©s d’actions ont prolongĂ© leur reprise de part et d’autre de l’Atlantique, dans un environnement redevenu plus favorable aux actifs risquĂ©s Ă  la faveur d’un reflux du pĂ©trole et d’un regain d’optimisme sur le front gĂ©opolitique. En Europe, leCAC 40a progressĂ© de 1,12 % Ă  8 327 points, tandis que les contrats Ă  terme suggĂšrent une ouverture globalement stable ce matin. À Wall Street, la dynamique est restĂ©e trĂšs soutenue, en particulier sur les grandes valeurs de croissance. Le Nasdaq 100 a signĂ© une dixiĂšme sĂ©ance consĂ©cutive de hausse avec un gain de 1,81 % Ă  25 842 points, revenant Ă  proximitĂ© immĂ©diate de ses records historiques, tandis que le S&P 500 a avancĂ© de 1,18 % Ă  6 967 points, lui aussi proche de ses sommets. Le principal soutien macroĂ©conomique de la sĂ©ance est venu de la publication des prix Ă  la production aux États-Unis. En mars, le PPI a progressĂ© de 0,5 % sur un mois, soit un niveau nettement infĂ©rieur au consensus de 1,1 %, alors que la hausse annuelle s’est Ă©tablie Ă  4 % contre 4,6 % attendu par le marchĂ©. Le signal est important car il indique que la pression inflationniste en amont de la chaĂźne de production a Ă©tĂ© moins forte qu’anticipĂ©, mĂȘme si elle reste Ă©levĂ©e en rythme annuel et en accĂ©lĂ©ration par rapport aux 3,4 % observĂ©s en fĂ©vrier. Dans le dĂ©tail, cette progression a Ă©tĂ© largement tirĂ©e par l’énergie, dont les prix ont bondi de 8,5 %, sous l’effet de la flambĂ©e des carburants provoquĂ©e par les tensions gĂ©opolitiques rĂ©centes. Autrement dit, la surprise favorable sur le PPI ne traduit pas une disparition des tensions inflationnistes, mais plutĂŽt une intensitĂ© moins sĂ©vĂšre que prĂ©vu par le consensus. Ce point est essentiel pour le marchĂ©, car il permet de rĂ©duire Ă  court terme la crainte d’un emballement plus marquĂ© de l’inflation importĂ©e via le choc pĂ©trolier, mĂȘme si la remontĂ©e des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques continue de peser sur la visibilitĂ© des prochains mois. Cette lecture macroĂ©conomique a contribuĂ© Ă  renforcer l’idĂ©e que l’économie amĂ©ricaine encaisse pour l’instant mieux que prĂ©vu le choc gĂ©opolitique et Ă©nergĂ©tique. Le marchĂ© a ainsi choisi de retenir la modĂ©ration relative du PPI plutĂŽt que la dĂ©gradation de certaines perspectives globales, dans un contexte oĂč les rendements obligataires se sont seulement lĂ©gĂšrement dĂ©tendus. Cela montre que les investisseurs restent constructifs sur les actions, mais sans pour autant considĂ©rer que le risque inflationniste a disparu. Sur le front microĂ©conomique amĂ©ricain, les grandes banques ont ouvert la saison des rĂ©sultats sur une tonalitĂ© globalement solide. Citigroup a publiĂ© un dĂ©but d’annĂ©e trĂšs robuste, avec un bĂ©nĂ©fice net en hausse de 42 % et des revenus en progression de 14 %, ce qui a soutenu le titre. JPMorgan Chase a Ă©galement dĂ©passĂ© les attentes avec un bĂ©nĂ©fice net de 14,49 milliards de dollars au premier trimestre et un bĂ©nĂ©fice par action de 5,94 dollars, soit un niveau supĂ©rieur de plus de 8 % au consensus. Wells Fargo a pour sa part annoncĂ© un bĂ©nĂ©fice net de 5,25 milliards de dollars et un BPA de 1,60 dollar, conforme aux attentes, mais la rĂ©action boursiĂšre a Ă©tĂ© nĂ©gative, signe que le marchĂ© attendait davantage qu’une simple publication sans surprise. En Europe, l’attention s’est concentrĂ©e sur le luxe, avec des publications qui ont confirmĂ© un environnement plus contrastĂ© pour le secteur.Keringa annoncĂ© un chiffre d’affaires de 3,57 milliards d’euros au premier trimestre, en baisse de 6 % en donnĂ©es publiĂ©es mais stable en comparable. DerriĂšre cette stabilisation apparente, la situation de Gucci continue de peser lourdement, avec des ventes de 1,3 milliard d’euros en recul de 14 % en donnĂ©es publiĂ©es et de 8 % en comparable. Le groupe a toutefois mis en avant une amĂ©lioration sĂ©quentielle, une bonne tenue de l’AmĂ©rique du Nord et une montĂ©e en puissance progressive des nouvelles collections, tout en maintenant son objectif de retour Ă  la croissance et d’amĂ©lioration des marges en 2026. Le contraste est venu des autres mĂ©tiers du groupe, qui ont apportĂ© des points d’appui plus solides. La joaillerie a enregistrĂ© une croissance de 22 % en comparable, confirmant son rĂŽle de moteur de croissance au sein du portefeuille, tandis que l’activitĂ© Eyewear a progressĂ© de 7 % en comparable avec un chiffre d’affaires record de 489 millions d’euros. Le marchĂ© reste nĂ©anmoins focalisĂ© sur la capacitĂ© de Gucci Ă  redresser durablement sa trajectoire, en particulier en Chine, oĂč la marque demeure plus en difficultĂ© que plusieurs concurrents. HermĂšs a Ă©galement publiĂ© des chiffres de bonne qualitĂ©, mais lĂ©gĂšrement infĂ©rieurs aux attentes du marchĂ©. Les ventes ont progressĂ© de 6 % Ă  taux de change constants, contre 7,1 % attendu par le consensus, tandis que le chiffre d’affaires publiĂ© a reculĂ© de 1 % Ă  4,07 milliards d’euros sous l’effet dĂ©favorable des changes, pour un impact de 290 millions d’euros. Le groupe a surtout Ă©tĂ© pĂ©nalisĂ© par la baisse des flux touristiques liĂ©e au conflit au Moyen-Orient, avec un recul de 6 % des ventes dans cette rĂ©gion Ă  160 millions d’euros. MĂȘme si la croissance reste solide au regard du contexte, le marchĂ© a retenu le lĂ©ger manque par rapport aux attentes, ce qui explique une rĂ©action plus prudente. À Paris, Eurofins Scientific s’est distinguĂ© parmi les hausses aprĂšs l’annonce d’un accord de cession de Met Labs Ă  UL Solutions. Le titre a progressĂ© de 5,52 %, le marchĂ© saluant une opĂ©ration qui renforce la discipline dans la gestion du portefeuille d’activitĂ©s et alimente une lecture plus favorable de la crĂ©ation de valeur. La sĂ©ance du jour s’annonce encore dense sur le plan macroĂ©conomique et microĂ©conomique. En zoneeuro, les investisseurs surveilleront Ă  11h00 la production industrielle de fĂ©vrier, attendue en hausse de 0,3 % sur un mois mais en repli de 1 % sur un an, un indicateur utile pour Ă©valuer l’état de la dynamique manufacturiĂšre europĂ©enne. Aux États-Unis, l’indice manufacturier Empire State de la Fed de New York sera publiĂ© Ă  14h30 avec un consensus Ă  0,30, puis le Livre Beige de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale Ă  20h00 apportera un Ă©clairage plus qualitatif sur l’évolution de l’activitĂ©, des tensions sur les prix et des conditions de demande selon les diffĂ©rentes rĂ©gions amĂ©ricaines. CĂŽtĂ© entreprises, la sĂ©quence des rĂ©sultats bancaires se poursuivra avec les publications de Bank of America et Morgan Stanley aux États-Unis, qui permettront d’affiner la lecture du trimestre sur les mĂ©tiers de banque de dĂ©tail, de banque d’investissement et de marchĂ©. En Europe, les investisseurs suivront HermĂšs International, Kaufman & Broad et Exail Technologies, dans une sĂ©ance oĂč la capacitĂ© des entreprises Ă  prĂ©server leurs marges et leur dynamique commerciale dans un contexte encore instable restera au centre de l’attention. Techniquement, l’indice parisien a inscrit un chandelier acheteur de qualitĂ© avec une rĂ©intĂ©gration du gap baissier, signalisant une dynamique de reprise Ă  court terme. L’objectif immĂ©diat reste la poursuite du comblement de ce gap, avec des replis intraday sous les 8 300 points constituant une premiĂšre zone d’achat tactique. Au regard des facteurs graphiques clĂ©s que nous avons mentionnĂ©es, notre avis est positif sur l'indiceCAC 40Ă  court terme. Ce scĂ©nario haussier est valable tant que l’indiceCAC 40cote au dessus du support Ă  7940.00 points.