📄 Contenu
Cac 40: Les déclarations de Donald Trump sur un retrait "assez rapide" des États-Unis de la guerre en Iran relancent le CAC 40 au contact des 8.000 points
mercredi 1 avril 2026 à 17h43
(BFM Bourse) - L'indice parisien termine en nette hausse ce mercredi 1er avril, pour se rapprocher des 8.000 points, alors que Donald Trump a déclaré que la guerre pourrait s'arrêter d'ici à deux semaines.
La Bourse de Paris a débuté le mois (et le trimestre) plutôt d'une bonne façon. Son indice vedette, leCAC 40a progressé de 2,1% pour clôturer aux portes des 8.000 points, à 7.981,27 points, ce mercredi 1er avril.
Il tourne le dos à un mois de mars cataclysmique puisqu’il avait perdu8,9% sur l'ensemble du mois de mars,en raison de l'éclatement du conflit au Moyen-Orient.
L’impulsion du marché parisien est venu de la perspective d'une fin du conflit entre Washington et l'Iran.
Donald Trump a déclaré mercredi à Reuters que les États-Unis allaient "quitter l'Iran assez
rapidement" tout en se réservant la possibilité d'effectuer ensuite des "frappes ponctuelles" si nécessaire.
Il a aussi indiqué que l'Iran avait réclamé un cessez-le-feu aux États-Unis et que ces
derniers l'examineraient une fois que le détroit d'Ormuz serait pleinement rouvert à la navigation,
un précédent message sur Truth Social, son porte-voix favori. L'Iran dément ces informations que le pays qualifie de fausses et infondées, selon un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Mardi peu après la clôture des marchés européens, l’agence de presse officielle iranienne avait rapporté les propos du président iranien Pezeshkian, selon lesquels l’Iran est disposé à mettre fin à la guerre, mais uniquement s’il obtient des garanties "pour empêcher la répétition d’une agression", rapporte Deutsche Bank.
Ensuite, le président américain, Donald Trump, a pris la parole dans la soirée de mardi à mercredi. Le pensionnaire de la Maison Blanche a déclaré qu'il prévoyait la fin de la guerre "d'ici deux semaines, peut-être trois" et que, même si un accord avec l'Iran était envisageable, un tel accord n'était pas indispensable pour que les États-Unis mettent fin au conflit, remarque encore la banque allemande.
"Si les signes d'une volonté de négocier sont encourageants, des obstacles subsistent avant que le conflit ne prenne réellement fin", prévient UBS.
"La reprise des flux énergétiques pourrait prendre encore plus de temps, et nous constatons qu'une fin soudaine du conflit, tout en laissant planer le doute sur le statut du détroit d'Ormuz, pourrait également entraîner une hausse durable des prix de l'énergie", alerte encore la banque suisse.
La perspective d'une désescalade en Iran fait toutefois flancher le pétrole. Le contrat de juin sur leBrentde mer du Nord cède 2% à 101,74 dollars le baril tandis que celui de mai sur leWTIcoté à New York abandonne 2% à 99,36 dollars le baril.
Lanterne rouge duCAC 40,Totalenergiesa lâché 4,1% dans le sillage du recul des cours pétroliers.Essilorluxotticaa reculé de 2,2%, plombé par des informations de l'agence Bloomberg, qui rapporte des bruits de couloir de salles de marché selon lesquels la direction du groupe franco-italien aurait eu un discours prudent lors d'un pre-close call.
Les banques ont quant à elles été embarquées dans le rebond, avecSociété Générale(+6,8%) qui a mené la danse, suivi deBNP Paribas(+5,4%). Arcelormitall a bien progressé (+6,6%) tout commeThalesqui a également été bien orienté (+5,7%)
Engie a progressé de 2,5%alors que JPMorgan a relevé son conseil à "surpondérer" sur l'action.
HorsCAC 40, la baisse des cours du pétrole et la perspective de la fin du conflit propulsentAir France-KLMqui a bondi de 8,9%. La facture carburant constitue le plus important poste de dépenses des compagnies aériennes en termes de coûts d'exploitation.
Nanobiotix s'est adjugé 12% à la clôturerecherché après avoir publié ses résultats annuels.
Du côté des devises, l'euroreprend 0,5% face au dollar à 1,1612 dollar.