← Retour aux articles

CAC 40 : Flambée des cours du gaz naturel

📅 21/03/2026 à 00:00 🔗 www.tradingsat.com
🔗 Voir l'article original

🏱 Entreprises mentionnĂ©es

Gaztransport & Technigaz SA (GTT.PA)

📊 Secteurs

Finance Énergie Services aux collectivitĂ©s

📄 Contenu

CAC 40: FlambĂ©e des cours du gaz naturel vendredi 20 mars 2026 Ă  08831 (BFM Bourse) -Cet article, en accĂšs libre, est produit par l'Ă©quipe de recherche en analyse et stratĂ©gie boursiĂšre de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunitĂ©, consultez l'intĂ©gralitĂ© des analyses et dĂ©couvrez nos portefeuilles en accĂ©dant Ă notre espace PrivilĂšges. Alors que le prix du gaz explosait et que le baril deBrentse maintenait au-delĂ  de la barre symbolique des 100$ en raison d'une sĂ©rie d'attaques israĂ©liennes sur un site majeur d'hydrocarbures en Iran, le CAC a plongĂ© de plus de 2% Ă  7 807 points jeudi, dans des volumes en vive hausse. Francfort perdait 2,82% Ă  la clĂŽture et Milan 2,32%. Les investisseurs ont dĂ» digĂ©rer, au lendemain de la Fed, le ton extrĂȘmement prudent de la BCE qui achevait un Conseil des Gouverneurs. L'immense champ gazier de South Pars/North Dome, la plus grande rĂ©serve de gaz connue au monde et qui est opĂ©rĂ©e conjointement par l'Iran et le Qatar, a Ă©tĂ© visĂ©. "C'est important car cela a marquĂ© la premiĂšre frappe contre leurs installations en amont depuis le dĂ©but de la guerre actuelle", observe Deutsche Bank. Mercredi soir, le plus important site de production de gaz naturel liquĂ©fiĂ© (GNL) et opĂ©rĂ© par le Qatar a subi des "dommages importants" aprĂšs avoir Ă©tĂ© percutĂ© par un missile iranien. La BCE a - comme c'Ă©tait trĂšs largement anticipĂ© - laissĂ© ses principaux taux directeurs inchangĂ©s, tout en faisant montre d'une grande prudence face Ă  l'escalade du conflit au Moyen-Orient. "L’Europe a davantage Ă  perdre dans ce choc Ă©nergĂ©tique, et la BCE en est consciente. Ce contexte a entraĂźnĂ© aujourd’hui un changement de ton significatif. Les prĂ©visions d’inflation ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©es Ă  la hausse, celles de croissance revues Ă  la baisse, et l’hypothĂšse d’un resserrement monĂ©taire est dĂ©sormais envisagĂ©e. La BCE ne s’engage pas Ă  relever ses taux, mais elle ne cherche pas non plus Ă  contrer le revirement marquĂ© des anticipations de marchĂ©, ni Ă  l’exclure", dĂ©crypte Madison Faller, stratĂ©giste en investissement mondial chez J.P. Morgan Private Bank. "D’emblĂ©e, la banque a mis en exergue le risque de stagflation que la guerre au Moyen-Orient a soudainement ravivĂ©. A court terme, la hausse des prix de l’énergie engendrĂ©e par le conflit exercera une rĂ©elle pression haussiĂšre sur l’inflation. A moyen terme, l’incertitude est grande quant aux impacts sur les prix et la croissance. Beaucoup dĂ©pendra de l’amplitude et de la durĂ©e des hostilitĂ©s", complĂšte Alexandre Perricard, prĂ©sident d’UzĂšs Gestion. Au chapitre statistique, les investisseurs ont pris connaissance des inscriptions hebdomadaires aux allocations chĂŽmage (205 000) et de l'indice manufacturier Philly Fed (18,1), tous deux dĂ©passant les attentes. CĂŽtĂ© valeurs,Totalenergiesa grimpĂ© de 4,2% soutenu par la hausse des cours du brut, tout commeMaurel et Prom(+5,15%), ou GTT, bien aidĂ© par les cours du gaz naturel.A contrario,Air France-KLMa chutĂ© de 6,2%, plombĂ© par la hausse du pĂ©trole synonyme de facture carburant alourdie.Accora plongĂ© de 6%. Le groupe est trĂšs exposĂ© au Moyen-Orient et, surtout, la sociĂ©tĂ© fait face Ă  de lourdes accusations de la part d'un vendeur Ă  dĂ©couvert, Grizzly, qui affirme que des hĂŽtels du groupe ont facilitĂ© la traite d'ĂȘtres humains. De l'autre cĂŽtĂ© de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont clĂŽturĂ© dans le rouge, Ă  l'image du Dow Jones (-0,44%) et du Nasdaq Composite (-0,28%). Le S&P500, baromĂštre de rĂ©fĂ©rence de l'appĂ©tit pour le risque aux yeux des gĂ©rants de fonds, s'est contractĂ© de 0,27% Ă  6 606 points. Un point sur les autres classes d'actifs Ă  risque: vers 08h00 ce matin >Sur le marchĂ© des changes la monnaie unique se traitait Ă  un niveau proche des1,1570$. >Le baril deWTI, l'un des baromĂštres de l'appĂ©tit pour le risque sur les marchĂ©s financiers, s'Ă©changeait autour de99,32$. >LesTreasuries10 years, rendement des obligations souveraines fĂ©dĂ©rales Ă  Ă©chĂ©ance 10 ans, se nĂ©gociaient lĂ©gĂšrement au-dessus des4,27%. Le spread France / Allemagne, Ă©cart entre l'obligation souveraine française et son homologue rĂ©fĂ©rente allemande Ă  10 ans, vaut60 points de base. >Quant au VIX, il valait24,60Ă  la derniĂšre clĂŽture du S&P500. Al'agenda macroĂ©conomiquece vendredi, Ă  suivre en prioritĂ© la balance commerciale en ZoneEuroĂ  11h00. A noter que la cĂŽte Est des Etats-Unis Ă©tant passĂ©e en horaires d'Ă©tĂ©, Wall Street ouvre, jusqu'Ă  ce que Paris y passe Ă  son tour, Ă  14h30 heure française. AprĂšs un deuxiĂšme gap trĂšs ample en autant de sĂ©ances, l'indice phare français a tracĂ© une bougie enmarubozunoir d'Ă©cole mardi 03 mars. Les dĂ©gagements se sont construits tout au long de la sĂ©ance, marquant une mobilisation continue du camp vendeur. Au point de retracer en deux sĂ©ances seulement les gains engrangĂ©s en deux mois. De qui corroborer l'adage boursier qui stipule que"la Bourse monte en prenant l'escalier et descend par l'ascenseur". Naturellement, la dynamique des volumes d'Ă©changes sera scrutĂ©e tout au long de la rĂ©action technique amorcĂ©e le 04 mars, sans conviction.La prochaine zone d'achat franc se situe sur les 7 680 points. Les 8 000 points symboliques ont cĂ©dĂ© vendredi 06 mars, et cette rupture est pleinement validĂ©e sur gap le lundi 09 mars.LepullbackconsĂ©cutif a valeur de confirmation. Au regard des facteurs graphiques clĂ©s que nous avons mentionnĂ©es, notre avis est nĂ©gatif sur l'indiceCAC 40Ă  court terme. Ce scĂ©nario baissier est valable tant que l'indiceCAC 40cote en dessous de la rĂ©sistance Ă  8645.00 points.