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(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole reprennent leur
ascension jeudi alors que les incertitudes sur la durée du conflit
en Iran et son impact sur le trafic maritime dans le golfe Persique
continuent d'alimenter les craintes pour l'approvisionnement.
Vers 16h20, le contrat d'avril sur le baril de brut WTI bondissait de
4,1%, à 77,7 dollars à New York. A Londres, le contrat d'avril
sur le
brent
prenait 3%, à 83,78 dollars le baril.
Les
prix du gaz
remontent également aux Etats-Unis et en Europe. Le
contrat sur le gaz naturel sur le Nymex grimpait de 1,3%, à 2,96
dollars, le million de BTU. Le contrat de mars du TTF néerlandais,
référence du gaz naturel en Europe, prenait 1,5%, à 48,45
euros le mégawattheure (MWh), s'inscrivant en hausse de près
de 50% depuis le début de la semaine.
Les opérateurs continuent de suivre l'actualité au
Moyen-Orient où la guerre entre les Etats-Unis, Israël et
l'Iran ne semble pas connaître de répit, dans un des points de
passage les plus vitaux pour le pétrole mondial.
"Dans le détroit d'Ormuz, des problèmes persistants, notamment
les attaques contre des pétroliers et le blocage du trafic maritime,
ont entraîné une réduction effective des flux
pétroliers et font craindre une pénurie prolongée", a
souligné dans une note Frank Walbaum, analyste du courtier Naga.
L'Iran a notamment revendiqué jeudi dans un communiqué
l'attaque d'un pétrolier américain dans le golfe Persique,
mais l'information n'a pas été confirmée par d'autres
sources, selon plusieurs médias. Signe des perturbations
causées par le conflit, l'Arabie Saoudite, le premier producteur de
la région, a annoncé qu'elle tentait de réacheminer ses
exportations pétrolières vers le terminal de Yanbu dans la mer
Rouge afin d'éviter le passage par Ormuz, renchérissant les
coûts de chargement pour les acheteurs.
Les initiatives américaines pour prendre en charge l'assurance et
la sécurité des navires dans le détroit d'Ormuz avaient
contribué à limiter la hausse des cours mercredi, mais "les
incertitudes existantes autour de la durée du conflit sont telles
que la pression haussière risque de se maintenir" tant qu'il n'y a
"pas de signes évidents de désescalade" au niveau
géopolitique, estime Frank Walbaum.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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