📄 Contenu
(Agefi-Dow Jones)--La progression des valeurs de l'énergie et
de la défense face au risque de prolongement des hostilités au
Moyen-Orient ont permis à
Wall Street
de se stabiliser lundi
après une ouverture nettement dans le rouge.
La Bourse de New York a clôturé majoritairement en hausse
malgré les fortes incertitudes provoquées par la guerre entre
les Etats-Unis et l'Iran. Les cours des hydrocarbures ont par ailleurs
bondi, alors que le conflit paralyse les approvisionnements transitant
par le détroit d'Ormuz.
L'
indice Dow Jones
a limité son repli pour terminer en baisse de
0,2%, à 48.904,78 points, tandis que le S&P 500 a effacé ses
pertes en deuxième partie de séance et s'est finalement
adjugé 0,04%, à 6.881,62 points. Le Nasdaq Composite, riche en
valeurs technologiques, a gagné 0,4%, à 22.748,86 points.
Les obligations du Trésor américain n'ont pas
bénéficié de leur statut de valeur refuge et le rendement
du 10 ans s'est tendu de 9 points de base, 4,04%. Sur le marché
obligataire, les opérateurs considèrent qu'un renforcement du
risque inflationniste en cas de choc pétrolier pourrait inciter la
Réserve fédérale (Fed) à retarder les baisses de
taux qu'elle envisageait cette année.
Le conflit a provoqué une flambée des cours du pétrole,
alors que Téhéran a annoncé samedi vouloir fermer le
détroit d'Ormuz, une importante voie de transit pour le commerce
mondial de brut et de produits pétroliers. Le contrat d'avril sur
le brut léger doux (WTI), coté au Nymex, a bondi de 6,7% et le
gaz naturel américain a pris 4,7%.
Les perturbations dans le détroit menacent le marché des
produits distillés, en particulier l'approvisionnement en
kérosène, indiquent les analystes de Kpler. "On a observé
une baisse drastique du nombre de pétroliers de produits
raffinés transitant par le détroit d'Ormuz, tant en direction
de l'ouest que de l'est", indique Loick Buisson. "Cette situation
devrait persister, car les récentes attaques contre des
pétroliers exacerbent les préoccupations en matière de
sécurité et découragent le transit par ce point
d'étranglement", ajoute l'intermédiaire.
"L'impact sur la croissance économique et l'inflation dépendra
de l'évolution et de la durée du conflit", souligne Milleis
Banque Privée. Le président américain Donal Trump "n'a
aucun intérêt à un enlisement qui pourrait compromettre
ses chances de victoire lors des élections de mi-mandat", estime
Christopher Dembik. L'expert n'exclut toutefois pas l'hypothèse
d'un "conflit plus long et de tensions plus importantes sur les
marchés que prévu".
Au chapitre macroéconomique, l'Institute for Supply Management
(ISM) a fait état lundi de la poursuite de la croissance du secteur
manufacturier américain pour le deuxième mois consécutif
en février.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, a gagné 1%, à
98,47 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.