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(Agefi-Dow Jones)--Le fabricant de pneumatiques
Michelin
a
publié mercredi soir des résultats 2025 en repli,
pénalisés par une baisse des volumes, principalement pour ses
activités poids lourds et agricole en Amérique du Nord, et par
l'appréciation de l'euro.
Sur l'ensemble de l'année écoulée, le bénéfice
net s'est établi à 1,7 milliard d'euros, en repli de 12% sur
un an.
Le résultat opérationnel des secteurs, l'indicateur le plus
suivi par les analystes, s'est établi à 2,72 milliards d'euros
contre 3,38 milliards d'euros un an plus tôt. Le résultat
opérationnel des secteurs fait ressortir une marge
opérationnelle de 10,5% en 2025, en recul de 1,9 point.
Le résultat opérationnel des secteurs 2025 a été
pénalisé à hauteur de 200 millions d'euros par
l'appréciation de l'euro par rapport à la plupart des devises,
près de la moitié de l'impact étant lié au dollar, a
précisé le directeur financier, Yves Chapot, lors d'une
conférence avec des journalistes. Le dirigeant a ajouté que la
hausse des droits de douane a eu un impact de 230 millions d'euros sur
les coûts du groupe en 2025 et qu'il devrait atteindre, toutes
choses égales par ailleurs, 120 millions d'euros en 2026. Michelin
a en revanche bénéficié d'un "enrichissement du mix des
ventes", a signalé la société.
Le chiffre d'affaires du groupe clermontois a reculé de 4,4%,
à 26 milliards d'euros, sachant qu'il a été
pénalisé à hauteur de 800 millions d'euros par la
progression de l'euro. A taux de change constants, il s'est inscrit en
baisse de 1,4%.
En volume, les ventes du groupe ont reculé de 4,7% en 2025, dont
plus de 80% provient de la première monte et plus
particulièrement les activités poids lourds et agricole en
Amérique du Nord. Si elles ont encore reculé au quatrième
trimestre, elles se sont améliorées de trimestre en trimestre,
a précisé le directeur financier, Yves Chapot.
Les analystes anticipaient en moyenne un résultat opérationnel
des secteurs de 2,66 milliards d'euros, un bénéfice net de
1,61 milliard d'euros et un chiffre d'affaires de 25,84 milliards
d'euros, selon un consensus compilé par la société.
"En 2025, plusieurs marchés de Michelin ont été fortement
affectés par une concurrence exacerbée, par de nouvelles
politiques douanières particulièrement instables et par un
environnement réglementaire pénalisant, ce qui a pesé sur
nos volumes", a commenté le président Florent Menegaux.
Le free cash-flow avant acquisitions est ressorti à 2,1 milliards
d'euros, conformément aux données préliminaires
communiquées fin janvier et supérieur à la fourchette de
1,5 à 1,8 milliard d'euros communiquée le 13 octobre dernier.
Il a bénéficié d'un tout petit peu moins d'investissement,
d'une réduction des stocks plus importante que prévu et d'une
meilleure gestion du besoin en fonds de roulement.
S'agissant de ses perspectives 2026, la société prévoit
une progression de son résultat opérationnel des secteurs
à périmètre et taux de change constants par rapport
à 2025, et une génération de cash-flow libre avant
acquisitions supérieure à 1,6 milliard d'euros.
"Indépendamment de l'instabilité des règles du commerce
international, les marchés des pneumatiques sont anticipés
stables sur l'année, marquant un léger déclin au premier
semestre puis un renforcement relatif des marchés de première
monte B2B (business to business) au second semestre", a indiqué la
société dans un communiqué.
"Confiant dans sa génération de trésorerie", la firme
clermontoise a annoncé un programme de rachat d'actions de 2
milliards d'euros sur la période 2026-2028.
Enfin, Michelin proposera lors de la prochaine assemblée
générale le versement d'un dividende stable de 1,38 euro par
action au titre de l'exercice écoulé.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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