📄 Contenu
(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole repartent à la
hausse vendredi en l'absence de progrès dans les négociations
sur le nucléaire iranien. Le baril se stabilise ainsi à
l'issue d'une semaine marquée par une certaine détente dans la
perspective de la reprise des discussions entre les Etats-Unis et
l'Iran.
Vers 16h30, le contrat de mars sur le baril de brut WTI gagnait 0,9%
à New York, à 63,88 dollars. A Londres, le contrat d'avril sur
le
brent
prenait également de 0,8% %, à 68,10 dollars le
baril.
Téhéran est resté ferme vendredi dans son refus de mettre
fin à son programme d'enrichissement d'uranium, tout en laissant la
porte ouverte à une résolution diplomatique de la crise, qui
permettrait d'éviter des frappes aériennes américaines.
Les deux parties ne se sont pas rencontrées face à face, mais
ont tenu des discussions alternées avec le ministre des Affaires
étrangères d'Oman. L'envoyé iranien, le ministre des
Affaires étrangères Abbas Araghchi a indiqué que ces
discussions se poursuivraient.
Les négociations sur le programme nucléaire iranien ne sont
pas assurées d'aboutir et les menaces de frappes militaires de
Donald Trump sont à prendre au sérieux, mais "nous pensons que
l'Iran finira par s'incliner, ce qui ouvrira la voie à un accord
sur le nucléaire et évitera un effondrement du régime",
commente Peter Cardillo de Spartan Capital dans une note. "Une telle
issue devrait faire considérablement baisser les cours du
pétrole", ajoute-t-il.
Le prix du baril a reculé de plus de 3% au cours des cinq derniers
jours après avoir connu plusieurs semaines de progression
d'affilée. Le début d'année a été marqué
par le regain de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, qui
menaçait de perturber les approvisionnements au Moyen-Orient en cas
d'intervention militaire américaine ou de fermeture du détroit
d'Ormuz par l'Iran.
La reprise des contacts cette semaine s'est traduite par une
détente des cours, mais les tensions n'ont pas totalement disparu.
"Les deux parties restent sur des positions éloignées" à
ce stade, ce qui justifie le maintien d'une prime de risque
géopolitique, indiquent les analystes d'ANZ Research.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
-0-
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.