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(Agefi-Dow Jones)--Les cours du brut ont terminé en forte
baisse jeudi, effaçant une large de partie de leur progression
récente alors que la perspective de frappes américaines contre
l'Iran et de perturbations sur l'approvisionnement dans la région
semblent s'éloigner.
Le contrat de février sur le baril de WTI recule de 4,7% à New
York, à 59,19 dollars, mettant fin à cinq séances de
progression qui l'avaient ramené au dessus de la barre des 60
dollars. A Londres, le
brent
à échéance en mars a perdu
4,2%, à 63,76 dollars.
Le président américain Donald Trump a déclaré
mercredi soir que l'Iran avait cessé de tuer les manifestants
anti-régime et n'exécuterait pas les personnes accusées
d'avoir tenté de renverser le gouvernement. Donald Trump avait
pourtant affirmé mardi sur son réseau social Truth Social que
l'aide aux manifestants "était en route".
La suspension apparente des préparatifs américains
tempère les craintes de perturbation des approvisionnements en
provenance du Moyen-Orient, mais les "risques géopolitiques n'ont
pas disparu", commente Daniel Takieddine, de Sky Links Capital Group.
Même si les risques de surproduction continuent de peser sur les
cours de l'énergie, "toute nouvelle escalade au Moyen-Orient ou
dans d'autres régions productrices se traduirait par un rebond des
prix du brut", ajoute l'intermédiaire.
Le baril avait été porté cette semaine par le
renforcement des tensions au Moyen-Orient et par l'éventualité
d'une intervention militaire américaine en Iran pour soutenir les
opposants au régime.
"La perspective d'une perturbation de la production
énergétique iranienne représente une menace plus
importante pour l'approvisionnement mondial que la situation au
Venezuela, en particulier compte tenu du risque d'instabilité
susceptible d'affecter l'approvisionnement en dehors de l'Iran
même", ont estimé dans une note les économistes de
Capital Economics. Selon eux, les menaces de grèves dans le secteur
pétrolier iranien, de blocage des navires, ou de fermeture du
détroit d'Hormuz, par lequel transite la majorité du
pétrole mondial, pourrait faire grimper les prix du baril de 15
à 20 dollars de manière transitoire.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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