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Air france-klm: Les actions Air France-KLM et Lufthansa "dansent au son d'un disque rayé" pour Barclays qui recommande de s'en détourner
mercredi 14 janvier 2026 à 16h02
(BFM Bourse) - La banque britannique a abaissé son conseil à "sous-pondérer", équivalent de "vendre", surAir France-KLMet sur Lufthansa, préférant les opérateurs low-cost comme Easyjet et Ryanair.
Air France-KLM tangue à la Bourse de Paris ce mercredi 14 janvier, perdant 4,4% vers 16h10, l'une des plus fortes baisses du SBF 120. Il en est de même pour Lufthansa qui abandonne 3,6% à Francfort.
Les deux groupes aériens sont pénalisés par des abaissements de recommandations de la part de Barclays.
Dans une note sectorielle, l'établissement d'outre-Manche, estime que les compagnies aériennes dites "legacy" (Air France, British Airways ou encore Lufthansa, par opposition aux low-cost comme Ryanair, Wizz Air ou Easyjet) dansent "au son d'un disque rayé".
Barclays estime que ces sociétés font preuve d'un optimisme "excessif" sur l'activité des liaisons transatlantiques, réputées très rentables pour elles. Et sur lesquelles les low-cost sont, par essence, absentes.
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"Nous nous attendons à ce que la confiance des compagnies aériennes concernant l'Atlantique perde un peu de son exubérance. Le dollar américain reste faible (et donc les Américains ont moins d'intérêt à se déplacer en Europe, NDLR) et les développements géopolitiques continuent de poser des défis à l'industrie touristique américaine", expose Barclays.
"Nous pensons que ces tendances vont se maintenir et pourraient même s'accentuer compte tenu des récents développements géopolitiques concernant le Venezuela et le Groenland", explique encore la banque britannique.
Barclays dit être, par ailleurs, prudente, sur la classe "premium" dans les voyages de loisirs.
"La vigueur de cette demande nous a surpris, ainsi que la plupart des compagnies aériennes, depuis la pandémie", avance la banque.
Cette vigueur "est alimentée par la combinaison de plusieurs facteurs: le 'FOMO' (la peur de passer à côté de quelque chose d'important, NDLR) chez les jeunes consommateurs fortunés, motivés par les réseaux sociaux, le 'YOLO' (la volonté de vivre sa vie pleinement, NDLR) chez les consommateurs plus âgés, et un effet de richesse robuste qui soutient la confiance des plus riches de la société", développe Barclays.
L'établissement s'attend à ce que ce segment de clientèle ne soit pas aussi robuste que "les compagnies semblent l'anticiper".
"Nous pensons que tout futur coup de mou des marchés financiers affaiblirait la confiance des consommateurs fortunés et que l'effet de richesse disparaîtrait de ce marché des loisirs haut de gamme. Pour résumer cet argument à sa forme la plus élémentaire, la vigueur de cette demande semble trop belle pour être vraie. À un moment donné, nous nous attendons à ce qu'elle s'affaiblisse", appuie encore Barclays.
OrAir France-KLMa nettement augmenté la voilure sur ce segment premium, ces dernières années. Les sièges premium représentent actuellement 9% de la flotte d'Air Francecontre 8% en 2022 et le ratio est attendu à 10% en 2028. ChezKLM, le taux se situe actuellement à 6% contre 0% en 2022 et est attendu à 9% en 2028.
En conséquence, le groupe dirigé par Ben Smith est exposé aux risques sur les liaisons transatlantiques et se retrouve "particulièrement vulnérable" aux menaces sur la catégorie premium, pointe Barclays.
La banque note également que la société a souffert d'importants épisodes de tempêtes de neige à l'aéroport de Schiphol, le hub deKLM, cet hiver. L'établissement anticipe un impact proche de 100 millions d'euros.
"Nous constatons que les activités de Transavia et deKLMsont partiellement perturbées par la transition des avions court-courriers Boeing versAirbus", ajoute Barclays.
Plus largement, pour 2026, l'attention sera portée (en Bourse cette année) sur la relance deKLM, considère la banque.
"Air France-KLMtravaille d'arrache-pied sur les leviers techniques qu'elle a actionnés lors de la rénovation d'Air Franceavant la pandémie, en adaptant les avions à des configurations plus denses, mais aussi plus luxueuses. Cette politique est judicieuse, mais des accords sociaux sont également nécessaires pour soutenir les opérations. Le personnel navigant a été étroitement associé à la refonte des avions d'Air France", explique Barclays.
Répéter la manoeuvre chezKLMn'est pas une mince affaire. "ChezKLM, ils (les personnels navigants, NDLR) se battent pour obtenir de meilleures conditions salariales et de travail pendant que le processus se déroule.KLMa remporté quelques victoires, mais on ne sait pas encore à quelle vitesse la culture d'entreprise va s'améliorer", prévient la banque.
Chez les compagnies "legacy", Barclays pense qu'IAG (British Airways, Iberia, Level) est mieux armée que Lufthansa etAir France-KLMpour faire face aux risques qu'elle a identifiés, en raison de ses marges élevées. Ce pourquoi elle a une opinion à "pondération en ligne" sur l'action de la société britannique, équivalent de "neutre".
Barclays est beaucoup plus optimiste sur les low-cost, avec un conseil à "surpondérer" sur Easyjet, Ryanair, Jet2, Norwegian Air Shuttle ou encore Wizz Air.
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