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(Agefi-Dow Jones)--Les cours du brut ont poursuivi leur
progression et aligné une cinquième séance de hausse
consécutive mercredi alors que les tensions avec l'Iran en raison
de la répression sanglante dans le pays font craindre des risques
pour l'approvisionnement.
Le contrat à terme sur le baril de WTI pour livraison en
février a gagné 1,4%, à 62,02 dollars, retrouvant son
plus haut niveau depuis novembre. Celui sur le
brent
à
échéance en mars a pris 1,6%, à 66,52 dollars le baril.
"Les investisseurs perçoivent davantage les risques haussiers", a
estimé dans une note l'analyste de Capital Economics, Kieran
Tompkins. "Les risques les plus importants pour le marché
pétrolier proviennent d'actions militaires", notamment
d'éventuelles frappes contre les infrastructures
pétrolières ou de représailles de Téhéran qui
pourraient perturber le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz,
selon lui.
Ces craintes éclipsent l'annonce mercredi par l'agence
d'information à l'Energie (EIA) d'une hausse inattendue des stocks
de brut aux Etats-Unis et d'un bond des réserves d'essence au cours
de la semaine écoulée. Les stocks de brut ont augmenté de
3,4 millions de barils, alors que les économistes sondés par
le
Wall Street
Journal s'attendaient à un recul de 1,4 million de
barils. Les stocks d'essence ont de leur côté grimpé de 9
millions de barils, contre une augmentation de seulement 1,7 millions de
barils attendue par les économistes.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a par
ailleurs indiqué mercredi qu'elle prévoyait une augmentation
de la demande pétrolière en 2027, assez similaire à celle
de cette année. Le cartel table sur une hausse des achats de 1,34
million de barils par jour l'an prochain à la faveur d'une
accélération de la croissance économique, d'une
détente monétaire, et de l'atténuation des tensions
commerciales pour les principales économies du globe.
L'OPEP anticipe également un ralentissement de la hausse de la
production mondiale, notamment de la part des pays hors du cartel, tels
que le Brésil, le Canada et le Qatar. L'organisation a mis fin en
décembre à ses hausses de production jusqu'au mois de mars
dans un contexte de craintes de surabondance de l'offre.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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