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(Agefi-Dow Jones)--Les cours du brut ont enchaîné une
quatrième séance de hausse d'affilée mardi sur fond de
poursuite des tensions en Iran.
Le contrat à terme sur le baril de WTI pour une livraison en
février a gagné 2,8%, à 61,15 dollars. Celui sur le Brent
à même échéance a pris 2,5%, à 65,47 dollars le
baril.
Les cours ont été notamment soutenus par de nouvelles
déclarations de Donald Trump, qui a affirmé sur son
réseau social Truth Social que l'aide aux manifestants contre le
régime de Téhéran "était en route". Le
président américain a ajouté qu'il annulait ses
rencontres avec des responsables iraniens tant que les "meurtre
insensées de manifestants" n'auront pas cessé.
En réaction aux informations sur la brutale répression
actuellement en cours en Iran, qui aurait fait plusieurs milliers de
morts selon certains médias, le président américain
Donald Trump avait déjà indiqué lundi soir qu'il allait
imposer 25% de droits de douane aux pays faisant du commerce avec la
République islamique.
"La possibilité d'une réduction de l'offre iranienne a
tempéré le sentiment baissier antérieur alimenté par
les prévisions d'une offre mondiale excédentaire, tandis que
des inquiétudes persistent quant au fait que cette mesure
douanière pourrait tendre les relations avec les principaux
acheteurs de brut, tels que la Chine, qui représente la majeure
partie des exportations pétrolières iraniennes", fait savoir
MUFG.
Selon des données Bloomberg citées par Commerzbank, les
exportations de pétrole iranien en décembre étaient
légèrement inférieures à 1,4 million de barils par
jour, alors qu'elles atteignaient 1,8 à 1,9 million de barils par
jour au cours des mois précédents. Si ces "volumes pourraient
être perdus, au moins temporairement", ils "pourraient être
compensés par une augmentation de la production des autres pays de
l'OPEP", signale la banque allemande.
Cette dernière évoque ensuite deux scénarios
opposés. Dans le premier, Téhéran bloque le détroit
d'Ormuz par lequel transitent chaque jour 20 millions de barils, soit
environ un quart des approvisionnements mondiaux en pétrole
transportés par voie maritime. Dans une telle hypothèse, "les
prix du pétrole augmenteraient alors considérablement".
Dans le second scénario, le régime est renversé par les
manifestants et les sanctions américaines seraient levées dans
un avenir proche. La production pétrolière iranienne, qui
n'est pas soumise aux quotas de production de l'OPEP+, pourrait
augmenter d'environ 500.000 barils par jour, affirme l'expert. Les cours
de l'or noir seraient alors sous pression, mais l'OPEP+ pourrait
répondre à cette baisse "en annulant partiellement ses
récentes augmentations de production ou simplement en s'abstenant
d'augmenter davantage sa production", détaille Commerzbank.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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