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Son directeur général quitte ses fonctions sans successeur "naturel", Heineken chute à la Bourse d'Amsterdam

📅 13/01/2026 à 00:00 🔗 www.tradingsat.com
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Son directeur général quitte ses fonctions sans successeur "naturel", Heineken chute à la Bourse d'Amsterdam lundi 12 janvier 2026 à 14h57 (BFM Bourse) - Le brasseur a annoncé que Dold van den Brink laisserait son poste à compter du 31 mai prochain. L'action perd plus de 5% à la Bourse d'Amsterdam. Heineken commence 2026 avec le départ de son capitaine. Le brasseur a annoncé ce lundi 12 janvier que son directeur général, Dolf van den Brink, quitterait ses fonctions le 31 mai prochain. "Après près de six ans à la tête deHeineken, période durant laquelle il a guidé l'entreprise à travers des turbulences économiques et politiques, et avec la mise en place de la stratégie EverGreen 2030, Dolf a conclu, en consultation avec le conseil de surveillance, que le moment était venu de passer le relais", a indiqué la société. "Le conseil de surveillance respecte la décision de Dolf et va désormais lancer un processus de recherche pour nommer son successeur", a ajouté l'entreprise. Heineken précise que, pour faciliter la transition, le dirigeant avait accepté de rester "disponible" en tant que conseiller pour une période de huit mois à compter de juin prochain. >>Accédez à nos analyses graphiques exclusives, et entrez dans la confidence du Portefeuille Trading Cette annonce survient au moment où le brasseur traverse,comme d'autres groupes de son secteur (AB Inbev, Carlsberg), une période compliquée. Au troisième trimestre, les volumes de ventes de bière de la société ont reculé de 4,3%, chiffre qui passe à -2,3% sur les neuf premiers mois de 2025. La société a cité un contexte macroéconomique difficile dans la région "Amériques", notamment chez la clientèle hispanique aux États-Unis, ou encore en Europe. "Nous identifions un certain nombre de difficultés à court terme qui, selon nous, empêcheront probablementHeinekende tirer pleinement parti des opportunités de croissance offertes par le sous-secteur (les brasseurs, NDLR), rendant ainsi son objectif à moyen terme d'une croissance à un chiffre en milieu de fourchette (autour de 5%, NDLR) de son chiffre d'affaires difficile à atteindre", exposait la semaine dernière Royal Bank of Canada. "Parmi ces difficultés figurent un contexte de consommation difficile à l'échelle mondiale et son intention d'appliquer une politique de prix plus modérée. Nous ne pensons pas non plus que les événements sportifs à venir (par exemple la Coupe du monde) permettront de renverser la tendance", ajoutait la banque canadienne. À la Bourse d'Amsterdam, l'action perd 5% en milieu d'après-midi, ce lundi. Citi estime que "l'absence de plan de succession naturelle" pourrait "soulever des inquiétudes". Dolf van den Brink "a occupé le poste de directeur général pendant six ans, années durant lesquelles il a supervisé une période particulièrement mouvementée pour l'industrie des boissons alcoolisées et pour l'entreprise", rappelle la banque. "Malgré ces défis et la performance médiocre du cours de l'action qui en a résulté, il a été l'un des principaux architectes du changement au sein de l'entreprise, en affinant la culture de l'organisation, en instaurant une mentalité soucieuse des coûts et en définissant la stratégie Evergreen 2030 pour une croissance équilibrée", ajoute l'établissement. "Son départ n'est pas totalement inattendu, mais il intervient plus tôt que beaucoup ne l'auraient pensé, tandis que l'absence de plan de succession naturel rompt avec l'histoire deHeinekenet pourrait soulever des questions concernant les résultats financiers de l'exercice 2026", prévient encore Citi. Royal Bank of Canada se veut constructive. La banque canadienne rappelle que le dirigeant était arrivé avec de grandes ambitions pourHeineken. Le groupe néerlandais n'a pas réussi à les atteindre. Depuis le 1er juin 2020, date de sa nomination, le brasseur affiche un retour total à l'actionnaire (performance boursière et dividende) de -9% contre une hausse de 36% pour le belgeAB Inbev(Budweiser, Corona, Stella Artois) et 12% pour le danois Carlsberg, souligne Royal Bank of Canada. "Peut-être que ce changement à la tête de l'entreprise est ce dontHeinekena besoin", conclut la banque canadienne.