📄 Contenu
Le choc a été brutal pour Dassault Systèmes, dont le titre a décroché de plus de 16 % après la publication d’un troisième trimestre nettement en deçà des attentes. Le groupe, autrefois considéré comme l’une des valeurs technologiques les plus solides du marché parisien, voit ainsi sa trajectoire interrogée par un ralentissement inattendu de plusieurs de ses moteurs de croissance et confirme une longue tendance baissière depuis plus de 4 ans !
La société a enregistré une hausse de 5 % hors effets de change, portant son chiffre d’affaires trimestriel à 1,46 milliard d’euros, quand le consensus anticipait 1,51 milliard. Les ventes de licences, segment désormais minoritaire mais toujours scruté comme indicateur avancé, ont particulièrement surpris en reculant de 13 %, alors que la direction visait encore une progression à deux chiffres. Cette contre-performance reflète à la fois un marché moins dynamique et une transition vers les abonnements plus lente qu’espéré.
Les divisions Medidata et Centric PLM concentrent l’essentiel des inquiétudes. La première souffre du ralentissement des essais cliniques, pesant sur la croissance de ses solutions logicielles. La seconde, malgré un poids limité dans les comptes, inquiète par son passage au modèle SaaS et des ajustements organisationnels jugés mal synchronisés. Le message s’en ressent : la dynamique structurelle s’affaiblit au moment même où la concurrence se renforce.
Face à cette situation, Dassault Systèmes revoit nettement ses prévisions annuelles, ramenant sa cible de revenus autour de 6,26 à 6,38 milliards d’euros, contre 6,41 à 6,51 milliards auparavant. Le quatrième trimestre s’annonce très incertain, avec une fourchette large allant d’un recul de 3 % à une progression de 4 %.
Malgré cette phase de doute, certains analystes soulignent la robustesse du modèle récurrent, la discipline sur les coûts et la solidité des logiciels industriels. L’émergence de nouveaux usages liés à l’IA pourrait également offrir un relais de croissance à moyen terme, même si le marché peine pour l’instant à identifier des catalyseurs immédiats.
Trop tôt pour parier sur un retournement ?
Il n'en reste pas moins que la tendance baissière reste lourde et qu'en dépit d'une correction de 60% en 4 ans, la valeur n'est pas spécialement bon marché. Le groupe se paie plus de 16 fois ses bénéfices attendus et ce n'est pas un dividende, historiquement faible, qui va appâter les acheteurs. Techniquement on reste posé sur un fragile support autour de 23 euros et l'achat demeure risqué sur ce seuil alors que les marchés sont au plus haut et que nous n'avons pour le moment aucune signe tangible de retournement, que ce soit sur l'opérationnel ou l'aspect technique.
© www.abcbourse.com
Vous voulez plus d'analyses et des signaux de trading quotidiens ?
Dynamisez votre portefeuille avec
ABC Bourse Premium
!
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :
Les informations et analyses diffusées par ABC Bourse ne constituent qu'une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité d'ABC Bourse ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l'utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.